2. Les méfaits de certains Ṣaḥâbah et les critiques à leur encontre ?

[1] Titre : Sahâbah

Plusieurs parmi ceux qui répondraient « oui » à cette question prétendent qu’il y a un consensus (Ijmâ’) de la totalité des savants sunnites sur la question en prétextant que tous auraient considéré les Compagnons comme justes. En réalité, la réponse est « non » et citons pour le prouver plusieurs savants appartenant au groupe que l’on nomme les Ahl as Sunnah wal Jamâ’ah qui ont rapporté cela[2] ou qui ont pris clairement position :

Voici certains savants qui se sont permis, pour diverses raisons scientifiques ou pédagogiques, de rapporter les méfaits de quelques Ṣaḥâbah alors que certains disent qu’il est interdit de le faire et ce, d’après plusieurs récits rapportés :

  1. Les savants de Ahl as Sunnah ont mentionné que le Ṣaḥâbî ‘Amr Ibn al Ḥamîq al Khuzâ’î était l’un des quatre à avoir entrepris d’assassiner ‘Uthmân Ibn ‘Affân[3], que le Ṣaḥâbî ‘Abd ar Raḥmân Ibn ‘Udays al Balawî était l’un de ceux ayant pris la tête du mouvement de révolution contre ‘Uthmân Ibn ‘Affân[4], que le Ṣaḥâbî Farwah Ibn ‘Amr Ibn Radqah al Anṣârî al Bayâḍî était de ceux qui ont aidé à l’assassinat de ‘Uthmân[5]. Ils ont aussi mentionné que le Ṣaḥâbî Al Akdar Ibn Ḥimâm Ibn ‘Amir al Lakhmî fait partie de ceux qui ont agi avec les révolutionnaires pour instaurer un blocus contre ‘Uthmân Ibn ‘Affân.[6]
  2. Ils ont mentionné aussi que ‘Âïshah, elle-même savante de l’Islam et Ṣaḥâbiyah, avait maudit le Ṣaḥâbî ‘Amr Ibn al ‘Âṣ et l’accusait de mensonge.[7]
  3. Aḥmad Ibn Ḥanbal a rapporté que Mu’âwiyah buvait du vin durant son Khilâfah et en a fait boire au père de ‘Abdallah Ibn al Buraydah et ce, alors que d’après l’approche traditionnelle s’appuyant sur les Ḥadîths ces derniers blâment le buveur de vin et mettent en l’avant l’interdiction de sa consommation.[8]
  4. Ibn al Athîr a authentifié que le Ṣaḥâbî Muḥammad Ibn Abî Ḥudhayfah était en Égypte pour inciter les gens à l’animosité et au Jihâd contre le calife ‘Uthmân[9]. Il mentionne aussi que l’histoire du Ṣaḥâbî Abû al Azur al Ahmarî concernant le fait qu’il buvait le vin était célèbre.[10] Enfin, il mentionne que le compagnon Abû Jandal Ibn Suhayl buvait le vin au Shâm.[11]
  5. Adh Dhahabî mentionne que l’Imâm Al Ḥasan indique clairement que le Ṣaḥâbî Mu’âwiyah Ibn Ḥudayj faisait partie des hypocrites qui seront éloignés du bassin du Messager de Dieu  par ‘Alî le jour de la Résurrection à cause du fait qu’il était celui qui insultait le plus ‘Alî (selon la version).[12]
  6. Ibn ‘Adî rapporta des Ḥadîths prophétiques s’opposant clairement à Mu’âwiyah.
  7. Al Balâdhurî rapporta des Ḥadîths prophétiques s’opposant clairement à Mu’âwiyah.
  8. Al Ḥâfiẓ Ibn Ḥajar a dit : « Abû Bakr Ibn Abî Khaythumah rapporte avec un Sanad sain (Sahîh) jusqu’à Juwayriyah Ibn Asmâ` qui a dit : “J’ai entendu les Shuyûkh de Médine parler de Mu’âwiyah.” Lorsque la mort fut proche, il dit à Yazîd (son fils) : “Tu auras un jour à faire avec les gens de Médine. Quand ils s’exécuteront, envoie contre eux Muslim Ibn ‘Uqbah, je connais sa fiabilité.” Lorsque Yazîd pris le pouvoir, ‘Abdullah Ibn Ḥanẓalah et une délégation vinrent chez lui en tant que représentants que Yazîd honora et agréa. Lorsque ‘Abdullah s’en retourna, il incita les gens à se rebeller contre Yazîd qu’il dénigra. Il appela à sa destitution et ils répondirent à son appel. Lorsque la nouvelle parvint à Yazîd, il appela (une armée) dirigée par Muslim Ibn ‘Uqbah afin de l’envoyer chez eux. Les gens de Médine attendirent l’armée avec une foule immense que les gens du Shâm (envoyés par Yazîd) craignirent jusqu’à répugner de les combattre. Mais lorsque la bataille fut inévitable, ils entendirent du fond de Médine des Takbîr à cause du fait que les Banû Ḥârithah firent entrer les gens du Shâm du côté du fossé. Les gens de Médine délaissèrent alors la bataille pour entrer dans Médine craignant pour leur famille. Ce fut la déroute et beaucoup furent tués. Muslim ordonna l’allégeance (de force) envers Yazîd à ceux qui n’étaient pas mort pour ainsi les asservir et détenir tout pouvoir sur leur personne, leurs biens et leur famille. »[13] Al Ḥâfiẓ précise : « Le jour de Ḥarrah fut tué un nombre incalculable de personnes parmi les Anṣârs. Médine, la noble, fut pillée et les épées furent brandies abondamment[14] durant trois jours. Cela se passa durant le règne de Yazîd Ibn Mu’âwiyah. »[15] Ainsi, nous constatons clairement que Muslim pilla et tua dans la cité du Prophète pour le compte de Yazîd et sur les recommandations de Mu’âwiyah.
  9. Aṭ Ṭabarânî rapporte par la voie de Muḥammad Ibn Sa’îd Rumânah que lorsque Mu’âwiyah était proche de la mort il dit à Yazîd : « J’ai aplani (soumis) pour toi les pays ainsi que les gens, je ne crains pour toi que les gens du Ḥijâz. S’il te vient le moindre doute sur eux, envoie Muslim Ibn ‘Uqbah. En effet, je l’ai testé et je connais maintenant sa fiabilité. » Il dit : « Lorsqu’ils se rebellèrent contre lui, il l’appela et le dirigea contre eux. Il pilla et tua durant trois jours dans Médine, puis il les appela à faire allégeance à Yazîd tout en affirmant qu’ils deviendront désormais soumis à lui dans la servitude, soit dans l’obéissance à Dieu soit dans la désobéissance. »[16]
  10. Ibn Kathîr rapporte le massacre de Ṣaḥâbah et de leurs enfants le jour de Ḥarrah et ce, trois jours durant à Médine. Mais il impute cela à Yazîd Ibn Mu’âwiyah qui envoya Muslim Ibn ‘Uqbah en omettant de préciser que c’est son père, Mu’âwiyah Ibn Abî Sufyân, qui le mit au pouvoir et qui lui recommanda de faire appel à cet homme.[17]

Voici maintenant certains savants de Ahl as Sunnah qui se sont permis de critiquer quelques Ṣaḥâbah :

  1. Al Ḥasan Al Baṣrî, le grand Tâbi’î, critiqua vivement Mu’âwiyah[18] en disant : « Quatre spécificités étaient en Mu’âwiyah et s’il n’en possédait qu’une seule d’entre elles ce serait un grand péché :
    • Son accaparement du pouvoir par l’épée sur cette Ummah, obtenant par le chantage son commandement sans consultation d’un de ses membres et ce, alors même qu’existaient encore parmi eux les grands Ṣaḥâbah de mérites.
    • Le fait qu’il ait mis au pouvoir son fils, l’ivrogne et grand buveur de vin, qui s’habillait de soie et jouaient des instruments de musique à corde.[19]
    • Le fait de revendiquer un lien de parenté avec Ziyâd (issu d’une relation illégitime) alors que le Prophète a dit : “L’enfant (légitime) provient de la couche et le fornicateur [qui revendiquerait sa paternité] n’aura aucun droit dessus.”[20]
    • Et le fait qu’il ait tué Ḥujr [le Ṣaḥâbî], malheur à lui par deux fois. »[21]
  2. L’Imâm Ash Shâfi’î fut accusé notamment de chiisme-râfiḍisme pour son amour envers la famille du Prophète et il semble qu’il n’acceptait pas le témoignage de Mu’âwiyah.[22] Quoiqu’il en soit, Ibn Ḥajar al Haytamî rapporte que l’Imâm a dit : « J’ai déduit les jugements (Aḥkâm) [généraux] concernant les Bughât (factions qui se rebellent) en [me basant sur] le combat de ‘Alî contre Mu’âwiyah. »[23] D’ailleurs, Ibn ‘Abd al Barr rapporte que Yaḥyâ Ibn Ma’în a dit que l’Imâm Ash Shâfi’î n’était pas Thiqah (fiable)[24] et Al Bayhaqî rapporte que Yaḥyâ Ibn Ma’în a dit que l’Imâm était Chiite à cause de ce que nous avons dit précédemment[25]. Ceci témoigne bien qu’il considérait indirectement Mu’âwiyah et son groupe comme étant une faction injuste (Bâghiyah) qui se rebella contre le gouverneur légitime (‘Alî ici en l’occurrence) et, qu’à partir de cela, il développa son Fiqh sur la question de la rébellion contre le gouverneur injuste. Certains pourront utiliser le verset suivant pour contredire nos propos :

وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا ۖ فَإِنْ بَغَتْ إِحْدَاهُمَا عَلَى الْأُخْرَىٰ فَقَاتِلُوا الَّتِي تَبْغِي حَتَّىٰ تَفِيءَ إِلَىٰ أَمْرِ اللَّهِۚ فَإِنْ فَاءَتْ فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا بِالْعَدْلِ وَأَقْسِطُوا ۖ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ

« Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle avec un esprit factieux et séditieux[26] contre l’autre, combattez celle qui commet cette injustice jusqu’à ce qu’elle se conforme à l’ordre de Dieu. Puis, s’il s’y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables. »

Ici, certes Dieu appelle les deux groupes qui s’opposent « croyants ». Remarquons toutefois que Dieu indique que le groupe rebelle doit être combattu jusqu’à ce qu’il se conforme à Son ordre. En d’autres termes, jusqu’à ce qu’il accepte l’autorité du gouverneur légitime sans lui discuter son pouvoir. Nous disons donc que Mu’âwiyah n’a jamais cessé de combattre ‘Alî jusqu’à ce que ce dernier trouve la mort et qu’il ne s’est jamais conformé à l’ordre de Dieu dans ce sujet comme dans bien d’autres que nous verrons plus loin dans notre développement.

L’Imâm Abû Ḥanîfah a dit : « Il n’y a pas une personne qui ait combattu ‘Alî sans que ce dernier ne soit plus en droit de la vérité qu’elle. Si ‘Alî n’avait pas marché contre eux (pour les combattre), personne n’aurait su, parmi les musulmans, la manière de se comporter. Il n’y a pas de doute quant au fait que ‘Alî ait combattu Ṭalḥah et Az Zubayr après qu’ils lui aient fait acte d’allégeance puis qui l’aient trahi. Et le jour de la bataille du chameau, ‘Alî a marché contre eux avec justice. Il enseigna aux musulmans et ce fut une Sunnah (une voie) dans le combat de la faction injuste. »[27]

Ibn ‘Arabî a dit : « Tous ceux qui sont sortis contre ‘Alî (sur lui la paix), sont des rebelles injustes et les combattre est une obligation jusqu’à ce qu’ils se conforment à la vérité et se soumettent à la conciliation.[28] Ses combats contre les gens du Shâm ayant refusé de lui prêter allégeance, contre les gens de la bataille du chameau, de Nahrawân et de ceux qui ont trahi son pacte furent conformes à la vérité. Il était de leur devoir de venir à lui pour lui faire part de leurs réclamations, mais comme ils ne le firent pas, ils devinrent des factions rebelles injustes concernées par la parole du Très-Haut : …combattez le groupe qui se rebelle jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre de Dieu. »[29]

Abû Bakr Al Jaṣṣâṣ al Ḥanafî a dit : « ‘Alî Ibn Abî Tâlib a combattu la faction injuste avec son épée et avec lui les grands Compagnons et les gens de Badr pour lesquels on connaît le rang. Il était dans le vrai lors de son combat contre eux et personne n’a divergé sur cela excepté la faction injuste et ses partisans qui lui firent face.»[30]

Sufyân ath Thawrîa dit : « ‘Alî n’a pas combattu quelqu’un sans qu’il ne soit plus en droit que lui (de le faire). »[31]

L’Imâm Aḥmad Ibn Ḥanbala dit : « ‘Alî Ibn Abî Ṭâlib ne cesse d’être dans la vérité et la vérité est avec lui ou qu’il soit. »[32]

Abû Manṣûr al Mâturîdî (le fondateur du dogme Mâturidite) a dit : « Les Ahl as Sunnah sont unanimes sur le fait que ‘Alî avait raison lorsqu’il combattit les gens de la bataille du chameau, Ṭalḥah, Az Zubayr, ‘Âïshah à Baṣrah et les gens de Siffîn qui sont Mu’âwiyah et son armée. »[33]

An Nawawî a dit : « ‘Alî est celui qui était dans le vrai et qui avait raison dans ces guerres. Ceci est la voie des Ahl as Sunnah. »[34]

Al Âlûsî a dit : « Certains Hanbalites ont déclaré que le fait de combattre les factions rebelles était meilleur que le Jihâd en prenant comme argument le fait que ‘Alî s’est occupé de les combattre durant son Khilâfah sans faire le Jihâd. »[35]

Al Imâm Shihâb ad Dîn Aḥmad Ibn Ḥajar Al ‘Asqalânî a dit : « Il est établi que ceux qui ont combattu [contre ‘Alî lors des batailles du] chameau, de Ṣiffîn et de Nahrawân sont des rebelles transgresseurs. ». Et il a dit dans son Fatḥ al Bârî : « Il est établi que tous ceux qui ont combattu ‘Alî sont des rebelles transgresseurs. »[36]

Al Imâm ‘Abd al Qâhir Al Jurjânî a dit :« Il y a consensus des savants du Ḥijâz et d’Irak, dont parmi eux l’Imâm Mâlik, l’Imâm Ash Shâfi’î, l’Imâm Abû Ḥanîfah, l’Imâm Al Awzâ’î et la majorité des théologiens et des musulmans, que Sayyidinâ ‘Alî était dans le vrai dans son combat contre les gens de Ṣiffîn et que ceux qui le combattirent étaient des rebelles oppresseurs, mais qu’lls ne devinrent pas mécréants du fait de leur rebellion. »[37]

3. L’Imâm ‘Abd ar Razzâq, un savant de Ahl as Sunnah considéré par les Salafistes comme une référence et qui fut l’un des Shuyûkh de l’Imâm Aḥmad Ibn Ḥanbal refusa que l’on prononce le nom de Mu’âwiyah en sa présence dans son assise afin de ne pas la salir.[38]

4. Al Faḍl Ibn Dukayn, l’un des Shuyûkh de l’Imâm Al Bukhârî qui rapporta beaucoup de lui, faisait l’éloge d’Abû Bakr et de ‘Umar, mais il fut accusé de chiisme pour sa critique de Mu’âwiyah. Il est considéré comme Thiqah (fiable, de confiance) ‘Adl (probe) parmi les hommes des six recueils. Adh Dhahabî confirme qu’il avait un léger chiisme (Tashayyu’) et Aḥmad Ibn al Mulâ’ib a dit qu’une personne fiable lui avait rapporté qu’Abû Nu’aym avait dit : « Les nobles anges scribes n’ont pas écrient (contre moi) que j’avais insulté Mu’âwiyah. » Il est rapporté qu’Abû Nu’aym a dit aussi : « L’amour envers ‘Alî, que Dieu soit satisfait de lui, est une adoration et quelle bonne adoration qui a été dissimulée. »[39]

5. Jarîr Ibn ‘Abd al Ḥamîd qui est unanimement reconnu authentique et Thiqah a fait partie des transmetteurs des six recueils de Ḥadîths et insultait Mu’âwiyah en public.[40]

6. Sulaymân al A’mash, « l’un des six hommes à avoir préservé la science de la Ummah » comme le dit Ibn Ḥajar al ‘Asqalânî accusa Mu’âwiyah d’avoir tué ‘Alî et refusait que l’on dise de ce dernier qu’il était indulgent d’après un Sanad sain.[41]

7. Masrûq Ibn al Ajda’, un des grands Tâbi’ûn, a vu des idoles envoyées par Mu’âwiyah pour être vendues vers l’Inde. Il ajouta notamment que s’il ne craignait pas d’être torturé et tué, il aurait coulé les bateaux qui les transportaient. Il a dit : « Je ne sais pas quoi dire de cet homme (Mu’âwiyah). Est-ce un homme qui a désespéré de l’au-delà au point de vouloir profiter de cette Dunyâ (bas monde) ou bien un homme dont les actions ont été enjolivées. »[42]

8. L’Imâm An Nasâ`î a dit qu’il ne voyait aucune vertu en Mu’âwiyah si ce n’est l’invocation prophétique contre lui.[43]

9. Al Ghazzâlî, le grand savant de l’Islam, critiqua ‘Umar Ibn al Khaṭṭâb[44]. Cela est rapporté par l’Imâm Adh Dhahabî dans Siyar A’lâm an Nubalâ d’après Abû Mudhaffar[45] qui rapporte la parole de l’Imâm Al Ghazzâlî à l’encontre de ‘Umar se trouvant dans son livre Sir al ‘Alamayn wa Kashf ma fî ad Dârayn – سرالعلمينوكشفمافيالدارين – et qui dit semble-t-il : « Je ne sais pas quelle excuse lui trouver. » Il est dit par la suite qu’il se serait apparemment repenti pour cette critique (mais sans citer de source pour prouver cela). Certains savants ont dit que ce livre n’était pas d’Al Ghazzâlî, notamment car ils ne s’expliquaient pas cette critique de ‘Umar. Mais nous disons qu’il est alors surprenant que l’Imâm Adh Dhahabî et Abû Mudhaffar ne mentionnent pas cela comme argument afin de réfuter cette critique de ‘Umar, ce qui aurait évidemment clôt le débat. Cela laisse penser logiquement qu’ils ne reniaient pas la paternité de cette œuvre à Al Ghazzâlî. De plus, Al Baghdâdî, Al Qâdî Nûrallah at Tastarî, Al Fayd al Kâshânî, Aṭ Ṭurayḥî, Ibn al Jawzî[46] et d’autres attribuent bien ce livre à l’Imâm Al Ghazzâlî, qui se trouve d’ailleurs édité mais également sous forme de manuscrit chez Dâr al Kutûb al Miṣriyah.[47]

10. L’Imâm As Ṣan’ânî[48], reconnu par tous et notamment les Salafistes, fait l’éloge de ‘Alî dans l’un de ses poèmes[49] en citant les Ḥadîths à son sujet, mais critique également très vivement « le fils de Hind« [50] (Mu’âwiyah) en énumérant tous ses crimes.

11. L’Imâm Abû al Ghasân an Nahdî al Kûfî (qui fait partie des hommes des six recueils), les Imâm Ḥuffâẓ et Muḥaddithûn de Kûfah parmi les Shuyûkh de l’Imâm Al Bukhârî, Abû Zur’ah et Abû Ḥâtim : Adh Dhahabî rapporte dans la biographie d’Abû al Ghasân an Nahdî que Al Ḥusayn al Ghâzî questionna Al Bukhârî au sujet du Tashayyû’ (chiisme) d’Abû al Ghasân. Il répondit : « Il est sur la voie (Madhhab) des gens de son pays. Et si vous aviez vu ‘Ubaydullah Ibn Mûsâ, Abû Nu’aym et un groupe de nos Shuyûkh de Kûfah vous ne m’auriez pas questionné au sujet d’Abû al Ghasân ! » Adh Dhahabî rajoute :« Abû Nu’aym et ‘Ubaydullah honoraient Abu Bakr et ‘Umar, mais ils insultaient Mu’âwiyah et ses partisans. »[51]

12. L’Imâm Al Ḥâkim qui fut d’ailleurs accusé de chiisme. On lui demanda de mentionner les mérites de Mu’âwiyah afin qu’il ne soit plus importuné sur ce sujet. Il répondit : « ça ne viendra pas du cœur. »[52]

13. Le savant Ḥanafite Sa’d ad Dîn at Taftâzanî (mort en 793 H.) a dit une parole, certes générale, mais qui est pleine de sens : « […] ce n’est pas tout Ṣaḥâbî qui est infaillible et ce n’est pas toute personne ayant rencontré le Prophète qui peut être qualifiée en Khayr (bien). »[53]

14. Ibn Ḥajar al ‘Asqalânî, comme nous le verrons plus loin, critiqua le Ṣaḥâbî Abû Al Ghâdiyah.

15. Ad Dâraquṭnî dit notamment du Ṣaḥâbî Busr Ibn Arṭa`ah qu’il n’a pas perduré dans la droiture après la mort du Messager de Dieu.[54] N’est-ce pas encore une critique directe de la part d’un savant sunnite… ?

16. Muḥammad Ibn Yaḥyâ adh Dhulî, le grand savant sunnite et Imâm du Ḥadîth, a critiqué vivement le Ṣaḥâbî Ibn ‘Udays comme nous le verrons ci-après.

 

D’autres Ṣaḥâbah ayant été critiqués par les savants de Ahl as Sunnah[55]:

  1. Hind Ibn Abî Hâlah, le fils de Khadîjah et beau-fils du Messager d’Allah qu’il a éduqué dans sa maison avec ‘Alî, fut critiqué et classé par l’Imâm Al Bukhârî dans son livre parmi les « petits faibles » (Ḍu’afah` aṣ Ṣaghîr). Abû Ḥâtim ar Râzî l’a réfuté en disant : « des gens inconnus ont rapporté de lui. Quel mal Hind a-t-il fait pour qu’Al Bukhârî le classe parmi les faibles (…) »[56]

  1. ‘Abd ar Raḥmân Ibn ‘Udays al Balawî [57]. Il fut emprisonné avec un groupe en Palestine par Mu’âwiyah malgré son statut. Il s’échappa mais se fit rattraper dans une montagne au Liban. Il dit alors à celui qui voulait le tuer : « Malheur à toi ! Crains Dieu pour mon sang ! Je fais partie de ceux qui prêtèrent serment (au Messager de Dieu) sous l’arbre ! » Son assaillant répondit : « Les arbres dans la montagne sont nombreux !» et il fut tué alors même que Dieu a dit :  لَقَدْ رَضِيَ اللَّهُ عَنِ الْمُؤْمِنِينَ إِذْ يُبَايِعُونَكَ تَحْتَ الشَّجَرَةِ – Dieu a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre.[58] Il ne fut donc pas « excusé » d’avoir combattu ‘Uthmân (sachant que cela est un acte extrêmement grave) alors même que Dieu, le Seigneur des Mondes, agrée les croyants d’Al Ḥudaybiyyah. Muḥammad Ibn Yaḥyâ adh Dhulî a dit concernant Ibn ‘Udays : « Il est interdit de transmettre quoi que ce soit de lui car il est la tête de la Fitnah. »[59]Ce qui est troublant c’est que l’on excusa Mu’âwiyah d’avoir combattu le grand compagnon ‘Alî alors qu’il ne fait pas partie des premiers Ṣaḥâbah, et que l’on n’excusa pas Ibn ‘Udays de s’être élevé contre le grand compagnon ‘Uthmân alors qu’il fait partie des gens d’Al Ḥudaybiyyah. Il ne s’agit pas pour nous de cautionner l’un des deux meurtres, très loin de là même, mais juste de mettre en évidence le deux poids-deux mesures flagrants.

  1. Abû aṭ Ṭufayl ‘Âmir Ibn Wâthilah[60] est considéré comme Thiqah (fiable) dans le Ḥadîth par Al Ḥâfiẓ Ibn Ḥajar et était chiite (Mutashayyu’). Ibn al Madînî a dit : « J’ai dit à Jarîr : « Est-ce que Mughîrah détestait les narrations d’Abû aṭ Ṭufayl ? » Il répondit : « Oui. » »[61] Ceci montre que certains savants de Ahl as Sunnah détestaient les narrations de certains Compagnons. Mais où est alors passé leur probité totale acceptée par tous les Sunnites et impossible à remettre en cause ?!

  1. Busr Ibn Arṭa`ah, le « Ṣaḥâbî » criminel. Comme il a commis des atrocités en tuant des hommes et en capturant les femmes croyantes et musulmanes[62], certains Muḥaddithûn ont tenté de lui retirer son statut de Ṣaḥâbî en disant qu’il y avait divergence le concernant et qu’il n’avait rien rapporté du Prophète. En effet, cela mettait à mal la règle consistant à déclarer probe tout croyant ayant rencontré le Prophète puisqu’avec cet individu elle s’effondrait sur elle-même. Malheureusement pour les partisans de cette définition, Ibn Ḥibbân a authentifié qu’il a bien rapporté du Messager de Dieu. Ibn Yunûs a dit : « C’est un Compagnon qui a participé à la conquête de l’Egypte. Il possède là-bas une maison et un bain. Il gouverna le Ḥijâz et le Yémen sous l’autorité (pour le compte) de Mu’âwiyah. Il commit des atrocités et des choses répréhensibles à la fin de sa vie. »[63] Des choses répréhensibles et des atrocités pour un Compagnon…?! C’est un  savants sunnites qui le dit, à moins qu’il ne soit également Chiite et égaré… Ajoutons qu’Ad Dâraquṭnî a dit : « Il fut un Ṣaḥâbî mais il n’a pas perduré dans la droiture après la mort du Prophète. »[64] De même, Adh Dhahabî confirme qu’il fut un Ṣaḥâbî[65]. Et si nous disons qu’il est criminel c’est pour les raisons suivantes : il tua ‘Abdallah Ibn ‘Abdalmudân al Ḥârithî ainsi que son fils, il tua également deux enfants de ‘Ubaydullah Ibn ‘Abbâs Ibn ‘Abd al Muṭṭalib qui se trouvaient chez un homme de Kinânah à la campagne, qui s’interposa et fut tué, il les égorgea puis s’attaqua à leur mère.[66] Il tua aussi un groupe de partisans de ‘Alî au Yémen, il fit encore prisonniers des musulmans au Yémen. De même, lorsqu’il entra à Médine, beaucoup de gens prirent la fuite tels que Jabir Ibn ‘Abdillah, Abû Ayyûb al Anṣârî et d’autres. Il tua de nombreuses personnes dans la ville du Messager de Dieu puis, au Yémen, il emprisonna des femmes musulmanes qui furent, malheureusement, les premières croyantes emprisonnées en Islam.[67] La liste est encore longue…

  1. Abû al Ghâdiyah[68] a qui on annonça qu’il tuerait ‘Ammâr Ibn Yâsir. Ibn Ḥazm dit qu’il faisait partie des Ṣaḥâbah ayant prêté serment au Prophète sous l’arbre (pacte d’Al Ḥudaybiyyah) et il poursuit en disant qu’il fut injuste en tuant ‘Ammâr mais qu’il fit un l’Ijtihâd[69] et, qu’en tant que Mujtahid, il commit une erreur mais aura une récompense tout de même.[70] Nous précisons cependant que tous les savants de Ahl as Sunnah (et même, à notre grand étonnement, Al Albânî) ont précisé que l’Ijtihâd[71] était interdit en présence de textes fondamentaux (Coran et Ḥadîths). Or, il existe un texte prophétique clair annonçant que le meurtrier d’un croyant serait dans le Feu éternellement et que celui de ‘Ammâr serait dans le Feu également. Il s’agit donc d’un « Ṣaḥâbî » promis directement au Feu par la bouche même du Messager de Dieu si l’on s’en tient à l’analyse via le procédé classique ! De même, Ibn Ḥajar a dit : « C’est lui qui a tué ‘Ammâr Ibn Yâsir. Quand il demandait la permission d’entrer chez Mu’âwiyah (ou autre que lui) il disait de lui-même : “l’assassin de ‘Ammâr est devant la porte” se vantant ainsi en cela. Observe donc ce qui est étrange (étonnant) : il rapporte du Prophète l’interdiction de tuer sans que cela ne l’empêche de donner la mort à un homme tel que ‘Ammâr. »[72] N’avons-nous pas à faire ici à une vive critique d’Abû al Ghâdiyah ?!

  1. Al Ḥakam Ibn Abî al ‘Âṣ. Il est considéré comme Ṣaḥâbî[73] par les savants et ce, alors même que le Prophète l’a directement maudit ainsi que toute sa descendance[74]. ‘Uthmân le fit rapatrier à Médine lors de son califat (probablement car Al Ḥakam était son oncle) à la suite de son exil forcé à Ṭâ`if du vivant même du Prophète.[75]

  1. Marwân Ibn al Ḥakam[76]. Comme nous l’avons vu, il fut maudit par la bouche du Prophète, il fut l’un de ceux qui participèrent à l’assassinat du noble Compagnon ‘Uthmân[77], il tua le noble Compagnon Ṭalḥah Ibn ‘Ubaydillah[78] et il maudissait le noble Compagnon ‘Alî[79] sur le Minbar. Est-ce également un exemple pour la Ummah ?!

  1. Walîd Ibn ‘Uqbah Ibn Abî Mu’ît[80]. Il fut un Ṣaḥâbî qui rapporta quelques transmissions. Adh Dhahabî dit (en résumé) qu’il buvait du vin et qu’il rédigea un poème afin de mettre au défi quiconque de le lui interdire.[81]

لأشربن و ان كانت محرمة و أشربن على رغم أنف من رغما

Il précise qu’il était courageux et combattant et ce, malgré sa perversion[82]. Hudayn Ibn al Mundit a dit : « Al Walîd dirigea la prière du Fajr en quatre Rak’ât[83] tout en étant ivre, puis il se tourna vers les fidèles et leur demanda : “Voulez-vous que j’ajoute (d’autres Rak’ât) ?” Cela parvint au calife ‘Uthmân Ibn ‘Affân qui le convoqua et appliqua la peine légale sur lui. »[84] ‘Alî Ibn Abî Ṭâlib le traitait de pervers d’après un Sanad fort et, plus que tout, Dieu Lui-même aurait dit de lui qu’il était pervers dans Son Livre selon la compréhension de plusieurs exégètes comme le rapporte Ibn ‘Abd al Barr.[85]

  1. Mu’âwiyah Ibn Abî Sufyân. Vous trouverez une partie des critiques des savants le concernant dans d’autres articles.

Donc oui, les savants de l’Islam ont bien évoqué ce thème et ont parfois clairement pris position contre certains que l’on appelle « Ṣaḥâbah ». Il faut que les Sunnites cessent de le cacher, à moins qu’ils veuillent aussi excommunier ces savants de la voie des Ahl as Sunnah pour en faire des Chiites déguisés, à l’instar de ce qu’il tente de faire avec certains personnes qui ne se sont pourtant pas permis le dixième de ce que nous avons pu rapporter de certaines sommités sunnites.

 

En fait, il faut être clair lorsque nous parlons et préciser quelques éléments avant d’avancer : 

Est-ce que la totalité des savants de Ahl as Sunnah wal Jamâ’ah a critiqué cette catégorie de « Ṣaḥâbah » (comme Mu’âwiyah ou d’autres) ? Evidemment que non et personne n’a jamais dit le contraire. Bien plus, il s’agit en premier lieu de comprendre que la définition qui est répandue aujourd’hui comme point doctrinal est à l’origine celle de la majorité des Muḥaddithûn (circonstanciée à leur discipline comme nous l’avons dit dans le premier article) qui s’est généralisée et qui considère que toute personne qui a vu (rencontré) le Prophète en étant croyante et qui est morte croyante fait partie des Ṣaḥâbah, c’est-à-dire qu’elle fait partie des hommes et des femmes considérés comme des modèles intouchables pour la Ummah. Ainsi, il n’est pas étonnant de trouver dans de nombreux ouvrages de savants tardifs une généralisation du sens de cette définition, voire même des éloges de l’ensemble de ceux qui entre dans cette acception inclusive et une demande de fermer les yeux sur les dissensions entre eux et sur leurs méfaits.

A ceci, il faut impérativement ajouter que certains savants craignaient le rejet ou les représailles s’ils prenaient certaines positions à contre-courant du Nâṣibisme gouvernemental[86]. Ainsi, l’Imâm Adh Dhahabî rapporte par exemple dans Siyar A’lâm an Nubalâ` qu’Al Awzâ’î a dit sous la pression des gouverneurs Umayyades : « Nous ne percevions pas de don jusqu’à ce que nous attestions que ‘Alî était hypocrite et que nous nous innocentions de lui. Le serment qui nous était imposé portait sur le divorce, la libération d’un esclave et le serment d’allégeance. Lorsque j’ai compris ce que j’avais fait, j’ai questionné à ce sujet Makḥûl, Yaḥyâ Ibn Abî Kathîr, ‘Aṭâ Ibn Abî Rabâḥ et ‘Abdallah Ibn ‘Ubayd Ibn ‘Umar qui ont tous dit : “tu n’as rien (comme expiation à faire pour ton serment), car tu étais contraint et forcé. Malgré cela, je n’ai pas trouvé le repos (ou la conscience tranquille) tant que je ne m’étais pas séparé de mes femmes, que je n’avais pas libéré mon esclave, sorti de mes biens ce qui devait être sorti et expié mon serment. Sufyân m’informa qu’il fit de même. » »[87]

Rédaction LVDH

 

Références

[1]Pris en compte dans la définition des Muḥaddithûn.

[2]Leur avis personnel concernant le Compagnon en question pouvant cependant différer de ce qu’ils rapportent de lui.

[3]At Tabaqât al Kubrad’Ibn Sa’d (3/74), Tahdhib al Kamald’Al Muzzî (21/597), Usud al Ghâbahd’Ibn al Athîr (4/100).Ibn Kathîr dans Al Bidâyah wan Nihâyah(10/ 309) rapporte qu’il poignarda à neuf reprises ‘Uthmân Ibn Affân après lui avoir sauté dessus et s’être assis sur sa poitrine :

ابن كثير – البداية والنهاية – ثم دخلت سنة خمس وثلاثين – صفة قتله (ر) – الجزء : ( 10 ) – رقم الصفحة : 309
– وروى إبن عساكر ، عن إبن عون : أن كنانة بن بشر ضرب جبينه ومقدم رأسه بعمود حديد فخر لجنبيه ، وضربه سودان بن حمران المرادي بعدما خر لجنبه فقتله ، وأما عمرو بن الحمق فوثب على عثمان فجلس على صدره، وبه رمق ، فطعنه تسع طعنات ، وقال : أما ثلاث منهن فلله ، وست لما كان في صدري عليه.

Al Iṣâbahd’Ibn Ḥajar (4/514) qui témoigne qu’il a marché contre ‘Uthmân :

إبن حجر – الإصابة – الجزء : ( 4 ) – رقم الصفحة : 514 / 415
[ النص طويل لذا إستقطع منه موضع الشاهد]

Résumé :

( 5834 ) – عمرو بن الحمق : بفتح أوله وكسر الميم بعدها قاف بن كاهل ، ويقال : الكاهن بن حبيب بن عمرو بن القين بن رزاح بن عمرو بن سعد بن كعب بن عمرو الخزاعي الكعبي قال بن السكن : له صحبة ، وقال أبو عمر هاجر بعد الحديبية وقيل بل أسلم بعد حجة الوداع والأول أصح.
– قلت : قد أخرج الطبراني من طريق صخر بن الحكم ، عن عمه ، عن عمرو بن الحمق قال : هاجرت إلى النبي (ص) فبينا أنا عنده فذكر قصة في فضل علي وسنده ضعيف.
– وقد وقع في الكنى للحاكم أبي أحمد في ترجمة أبي داود المازني من طريق الأموي ، عن بن إسحاق ما يقتضي أن عمرو بن الحمق شهد بدراً ، وجاء عن أبي إسحاق بن أبي فروة أحد الضعفاء.
–  قال أبو عمر : سكن الشام ثم كان يسكن الكوفة ، ثم كان

ممن قام على عثمان مع أهلها ، وشهد مع علي حروبه.

[4]Musannafd’Ibn Abî Shaybah (7/492) – le texte prouve qu’il est bien une personne qui a fait le pacte d’allégeance au Prophète sous l’arbre. Nous détaillerons légèrement ce qu’il fit plus loin dans notre développement.

إبن أبي شيبة الكوفي – المصنف – الجزء : ( 7 ) – رقم الصفحة : 492
[ النص طويل لذا إستقطع منه موضع الشاهد]
31436 – حدثنا : زيد بن الحباب قال : ، حدثني : إبن لهيعة قال : ، حدثني : يزيد بن عمرو المعافري قال : سمعت الأنور الفهمي يقول : قدم عبد الرحمن بن عديس البلوي ، وكان ممن بايع تحت الشجرة….

Al Iṣâbah d’Ibn Ḥajar (4/281) montre qu’il a marché contre ‘Uthmân :

إبن حجر – الإصابة – الجزء : ( 4 ) – رقم الصفحة : 281
– ( 5179 ) – عبد الرحمن بن عديس بمهملتين مصغراً بن عمرو بن كلاب بن دهمان أبو محمد البلوي قال بن سعد : صحب النبي (ص) وسمع منه وشهد فتح مصر وكان فيمن سار إلى عثمان ، وقال بن البرقي والبغوي وغيرهما : كان ممن بايع تحت الشجرة.

Usud al Ghabahd’Ibn al Athîr (3/309) qui prouve qu’il fut le commandant de l’armée venant d’Egypte pour faire blocus contre ‘Uthmân Ibn ‘Affân lorsqu’ils le tuèrent :

إبن الأثير – أسد الغابة – الجزء : ( 3 ) – رقم الصفحة : 309
[ النص طويل لذا إستقطع منه موضع الشاهد]

Résumé:

– عبد الرحمن بن عديس بن عمرو بن عبيد بن كلاب بن دهمان بن غنم بن هميم بن ذهل بن هنى بن بلى كذا نسبه إبن منده وأبو نعيم ، وهو بلوى له صحبة وشهد بيعة الرضوان وبايع فيها، وكان أمير الجيش القادمين من مصر لحصر عثمان بن عفان (ر) لما قتلوه.

[5]Usud al Ghâbah d’Ibn al Athîr (4/179) qui témoigne que c’est un Ṣaḥâbî qui a participé au premier serment d’Al ‘Aqaba, à la bataille de Badr et aux autres batailles avec le Messager :

فروة بن عمرو بن ردقة بن عبيد بن عامر بن بياضة الانصاري البياضي شهد العقبة وبدر وما بعدهما من المشاهد مع رسول الله

L’Imâm Mâlik n’a pas cité son nom dans son livre (il n’a écrit que « Al Bayâḍî ») car, selon Ibn Waḍâḥ et Ibn Mazîn, il a aidé a assassiné le calife ‘Uthmân :

رواه مالك في الموطأ عن يحيى بن سعيد عن محمد بن ابراهيم التيمي عن أبي حازم التمار عن البياضي ولم يسمه مالك في الموطأ وكان ابن وضاح وابن مزين يقولان انما سكت مالك عن اسمه لانه كان ممن أعان على قتل عثمان…

[6]Al Iṣâbahd’Ibn Ḥajar al ‘Asqalânî (1/353).

….وكان ممن سار إلى عثمان،….

[7]Al Mustadrak ‘alâ Ṣaḥiḥayn (4/14) et al Ḥâkim a dit : « C’est un Ḥadîth sain (Sahîh) selon les conditions des deux Shaykh Al Bukhârî et Muslim, mais ils ne l’ont pas mis dans leur livres » et Adh Dhahabî concorde avec lui dans At Talkhîṣ.

« …فقالت : « لعن الله عمرو بن العاص . فإنه زعم لي أنه قتله بمصر

قال الحاكم : » هذا حديث صحيح على شرط الشيخين ولم يخرجاه »

[8]Musnad(5/347) :

« عن عبدالله بن بريدة قال : « دخلت أنا و أبي على معاوية فأجلسنا على الفرش ثم أتينا بالطعام فأكلنا ، ثم أتينا بالشراب فشرب معاوية ثم ناول أبي ثم قال : ما شربته منذ حرمه رسول الله صلى الله عليه و آله وسلم. »  أحمد في مسنده 5/347

قال الحافظ الهيثمي في » مجمع الزوائد  » 5/42 : « رجاله رجال الصحيح »

[9]Usud  al Ghâbah(4/316).

وروي أن محمد بن أبي حذيفة جعل يقول للرجل: أما واللَّه لقد تركنا خلفنا الجهاد حقاً، فيقول الرجل: وأيّ جهاد، فيقول: عثمان بن عفان فعل كذا وكذا. واستحل كلاهما دم عثمان.
ولد محمد بن أبي حذيفة بأرض الحبشة على عهد رسول اللَّه صلى اللَّه عليه وسلم وهو ابن خال معاوية بن أبي سفيان أخذه عثمان بن عفان عنده بعد أن قتل أبوه حذيفة فكفله إلى أن كبر، ثم سار إلى مصر فصار من أشد الناس تأليباً على عثمان

Al Iṣâbah fî Tamîys aṣ Ṣaḥâbahd’Ibn Ḥajar (p.1351) : Muḥammad Ibn Abî Ḥudhayfah est le fils du fameux compagnon Abû Ḥudhayfah qui mourut en martyre à Al Yamâmah. ‘Uthmân le recueillit et l’éleva. Quand il eut grandi et que ‘Uthmân pris le Khilâfah, Muhammad lui demanda la permission d’aller en Egypte, ce qu’il lui accorda. Toutefois, il fut celui qui incitait le plus au soulèvement contre ‘Uthmân, qu’Allah l’agrée.

محمد من الصحابة، و استشهد أبوه أبو حذيفة باليمامة فضم عثمان محمدا هذا إليه و رباه فلما كبر، و اسخلف عثمان استأذنه في التوجيه الى مصر فأذن له، فكان أشد الناس تأليبا عليه … و دعا إلى خلع عثمان و أسرع البلاد و حرض الناس على عثمان

[10]Usud al Ghâbah(5/135).

[11]Usud al Ghâbah(5/161).

[12]Siyar A’lâm an Nubalâ(3/39) :

أخبرنا ابن عساكر ; عن أبي روح الهروي ، أخبرنا تميم ، أخبرنا الكنجروذي ، أخبرنا ابن حمدان ، أخبرنا أبو يعلى ، حدثنا إسماعيل بن موسى السدي ، حدثنا سعيد بن خثيم ، عن الوليد بن يسار الهمداني ، عن علي بن أبي طلحة مولى بني أمية قال : حج معاوية ومعه معاوية بن حديج ، وكان من أسب الناس لعلي، فمر في المدينة ، والحسن جالس في جماعة من أصحابه ، فأتاه رسول ، فقال : أجب الحسن . فأتاه . ، فسلم عليه ، فقال له : أنت معاوية بن حديج ؟ قال : نعم . قال : فأنت الساب عليا رضي الله عنه ؟ قال : فكأنه استحيى . فقال : أما والله لئن وردت عليه الحوض – وما أراك ترده – لتجدنه مشمر الإزار على ساق ، يذود عنه رايات المنافقين ذود غريبة الإبل، قول الصادق المصدوق وقد خاب من افترى. »

[13]Al Fatḥ (13/70) :

ابن حجر قال في « الفتح » 13/70

« و أخرج أبو بكر بن أبي خيثمة بسند صحيحإلى جويرية بن أسماء سمعت أشياخ أهل المدينة يتحدثون أن معاوية لما احتضر دعى يزيد فقال له: » إن لك من أهل المدينة يوما فإن فعلوا فارمهم بمسلم بن عقبة فإني عرفت نصيحته فلما ولي يزيد وفد عليه عبدالله بن حنظلة و جماعة فأكرمهم و أجازهم فرجع فحرض الناس على يزيد و عابه و دعاهم الى خلع يزيد فأجابوه فبلغ يزيد فجهز إليهم مسلم بن عقبة فاستقبلهم  أهل المدينة بجموع كثيرة فهابهم أهل الشام و كرهوا قتالهم فلما نشب القتال سمعوا في جوف المدينة التكبير و ذلك أن بني حارثة أدخلوا قوماً من الشاميين من جانب الخندق فترك أهل المدينة القتال و دخلوا المدينة خوفا على أهلهم فكانت الهزيمة و قتل من قتل و بايع مسلم على أنهم خول ليزيد يحكم في دمائهم  و أموالهم و أهلهم بما شاء.

[14]Ce qui constitue un sacrilège dans la ville sainte du Prophète.

[15]Al Fatḥ(3/177) :

قال الحافظ في ال فتح 3/177 : « قلت : يوم الحرة قتل فيه من الأنصار من لا يحصى عدده و نهبت المدينة الشريفة و بذل فيها السيف ثلاثة أيام و كان ذلك في أيام يزيد بن معاوية. »

[16]

و أخرج الطبراني من طريق محمد بن سعيد بن رمانة أن معاوية لما حضره الموت قال ليزيد : »قد وطأت لك البلاد و مهدت لك الناس و لست أخاف عليك إلا أهل الحجاز فإن رابك منهم ريب فوجه إليهم مسلم بن عقبة فإني جربته و عرفت نصيحته، قال: فلما كان من خلافهم عليه ما كان دعاه فوجهه فأباحها ثلاثا ثم دعاهم إلى بيعة يزيد و أنهم أعبد له قن في طاعة الله و معصيته. »

[17]Târîkh (8/222).

[18]Târîkh Aṭ Ṭabarî (4/208), Al Kâmil fî at Târîkh d’Ibn Athîr (3/487), Al Muntaẓam d’Ibn al Jawzî (5/243), An Nujûm az Zâhirah d’Ibn Taghrî (1/185) – tous sont sur les évènements de l’année 51 H. Târîkh d’Abî al Fada` (1/259), Târîkh d’Ibn al Wardî (1/160) – tous sont sur les évènements de l’année 45 H, Al Bidâyah wan Nihâyah (8/139) rapporté dans le sens et Khazânah al Adab d’Al Baghdâdî (6/51) :

ـ تاريخ الطبري ج4 ص208 ، الكامل في التاريخ لابن الاثير ج3 ص487 ، المنتظم لابن الجوزي ج5 ص243 النجوم الزاهرة لابن تغري بردي ج1 ص185 كلهم في حوادث سنة 51 للهجرة ، تاريخ ابي الفداء المسمى بالمختصر في أخبار البشر ج1 ص259 فصل : استلحاق معاوية زيادا ، تاريخ ابن الوردي ج1 ص160 حوادث سنة 45 البداية والنهاية ج8 ص139 نقله بالمعنى ، خزانة الأدب ج6 ص51

[19]Adh Dhahabî dira même dans Siyar(4/37) : « Il était Nâṣibî, cruel, grossier, vulgaire, s’adonnait à l’alcool et fit des choses horribles… ».

[20]Sachant que, d’après les livres d’Histoire, c’est la première fois qu’un chef d’Etat contredisait la Sharî’ah en public.

[21]

و قال الحسن البصري : »أربع خصال كن في معاوية لو لم يكن فيه منهن إلا  واحدة لكانت موبقة، انتزاؤه على هذه لأمة بالسيف حتى ابتزها أمرها بغير مشورة منهم و فيهم بقايا الصحابة و ذو الفضيلة، و استخلافه ابنه بعده سكيرا خميرا يلبس الحرير و يضرب بالطنابير، و ادعاؤه زيادا و قد قال رسول الله صلى الله عليه وسلم  « الولد للفراش للعاهر الحجر » و قتله حجرا ويلا له من حجر مرتين. »
الطبراني في » تاريخه « 3/232
ابن الأثير في « الكامل » 3/338
الحافظ ابن الجوزي « المنتظم  » 5/235
الحافظ السيوطي في « النجوم الزاهرة 1/141

Rapporté entre autres par Abû Mikhnaf. Certains diront que la parole d’Al Ḥasan al Baṣrî est irrecevable contre Mu’âwiyah à cause de la présence dans la chaine de transmission d’Abû Mikhnaf étant donné qu’il était Kuffite Chiite. Or, ce qui était en vogue à cette époque c’était la critique de tous ceux qui pouvaient mettre en berne la légitimité du pouvoir Umayyade comme le fait d’afficher son soutien à la famille du Prophète  par exemple, sachant que de grands Imâms n’ont pas échappé à la critique à l’instar d’Abû Ḥanîfah qui fut qualifié de Jahmî Murji` par les savants du Jarḥ wa at Ta’dîl et qu’il est évident que l’on ne se tournera pas vers ces critiques pour en tenir compte. De même, Ja’far aṣ Ṣâdiq (le savant Mujtahîd et descendant du Prophète) n’a pas échappé à la critique malgré sa fiabilité. Al Bukhârî n’a pas rapporté de lui dans son Ṣaḥîḥ ce qui ne représente rien en vérité et l’on ne prendra pas cela en compte non plus. L’Imâm Al Bukhârî lui-même fut d’ailleurs délaissé et critiqué (voir sa biographie) et certains l’ont classé avec le groupe des délaissés – Al Matrukûn – comme dans le livre d’Ibn Abî Ḥâtim, Al Jarḥ wa at Ta’dîl (7/191) dans la biographie qui lui est consacrée. De plus, il faut signaler que les savants Ḥuffâz ont mentionné cette parole de Ḥasan al Baṣrî et l’ont approuvée sans même la commenter pour la réfuter : Târîkh Aṭ Ṭabarî (3/232), Al Kâmil fî at Târîkh d’Ibn Athîr (3/337), Al Muntaẓam d’Ibn al Jawzî (5/243) et Nujûm az Zahirah d’As Suyûṭî (1/141). Enfin, même si cette parole-ci, qui est une sorte de résumé, peut-être considérée comme faible par certains, d’autres paroles viennent la confirmer avec d’autres sources saines que personne ne peut nier telles que celle rapportée en point 8 ou dans notre chapitre sur Mu’âwiyah.

[22]Târîkh d’Abû al Fadâ` (1/259) et ‘Abd al Qâdir Al Baghdâdî (linguiste né en 1030 H.) dans Khazânah al Adab (6/519) sans chaîne de transmission. Al Mukhtaṣar fî Târîkh al Bashar(édition Al Ḥusayniyah al Miṣriyah p.176 et édition Maktabah Al Khanî, 1/52) d’Abû al Fada` (historien, principologiste, Faqîh, astronome et médecin) :

المختصر في تاريخ البشر لأبي الفداء ص 176 طبعة الحسينية المصرية

…و روي عن الشافعي رحمة الله عليه أنه أسر الى الربيع أنه لا يقبل شهادة أربعة من الصحابة و هم معاوية و عمرو بن العاص و النعيرة و زياد….

[23]Dans Fatḥ al Jawad bî Sharḥ al Irshâd (2/295) :

قال ابن حجر الهيتمي في « فتح الجواد بشرح الإرشاد » 2/295 : »و قد قال الشافعي رضي الله عنه : أخذت أحكام البغاة من قتال علي لمعاوية »

[24]Jâmi’ Bayân al ‘Ilm wa Faḍlihi etAl Intiqâ` fî Faḍâ`il al A`immah

جامع بيان العلم وفضله ج2 ص 160 ، الإنتقاء في فضائل الأئمة الثلاثة الفقهاء لابن عبد البر ص 175

[25]Manâqib Ash Shâfi’î (1/450) :

مناقب الشافعي، البيهقي (1/450)
روى البيهقي عن أبي داود السجستاني أنه قيل لأحمد بن حنبل: إن يحيى بن معين ينسب الشافعي ابن إدريس إلى التشيع. فقال أحمد ليحيى بن معين: كيف عرفت ذلك؟ فقال يحيى: إني نظرت في تصنيفه في قتال أهل البغي، فرأيته قد احتج من أوله إلي آخره بعلي بن أبي طالب رضي الله عنه. فقال أحمد: يا عجبا لك، فبمن كان يحتج الشافعي في قتال أهل البغي؟ فإن أول من ابتلى من هذه الأمة بقتال أهل البغي هو علي بن أبي طالب – رضي الله عنه – قال : فـخـلـى يـحـيى مـن كـلامـه

[26]Ce qui prouve que le « Baghîy » est Ḥarâm et injuste est notamment le verset suivant : Dis: « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droitet d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas. »

قُلْ إِنَّمَا حَرَّمَ رَبِّيَ الْفَوَاحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ وَالْإِثْمَ وَالْبَغْيَ بِغَيْرِ الْحَقِّوَأَنْ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ سُلْطَانًا وَأَنْ تَقُولُوا عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ

[27]ManâqibAbû Ḥanîfahd’Al Khawârizmî (2/83) :

وقال أبو حنيفة  » ما قاتل أحد عليا إلا وعلي أولى بالحق منه، ولولا ما سار علي عليه السلام فيهم ما علم أحد كيف السيرة في المسلمين، ولا شك أن عليا إنما قاتل طلحة والزبير بعد أن بايعاه وخالفاه. وفي يوم الجمل سار علي (ع) فيهم بالعدل، وهو علم المسلمين، فكانت السنة في قتال أهل البغي. » (مناقب أبي حنيفة للخوارزمي ٢ / ٨٣ طبع حيدر آباد.) مناقب أبي حنيفة للخوارزمي 2/83 ط حيدر اباد، ومناقب أبي حنيفة للكردري بهامش المصدر السابق.

[28]A ce titre, précisons tout de même que Mu’âwiyah et son armée ne se sont jamais conformés à la vérité dans ce sujet notamment. Mu’âwiyah estima même qu’il était plus en droit de gouverner que ‘Alî, ‘Umar ou encore Ibn ‘Umar.

[29]Aḥkâm al Qur`ân(2/224) :

وقال ابن العربي في أحكام القرآن 2 / 224:  » فكل من خرج على علي (ع) باغ وقتال الباغي واجب حتى يفئ إلى الحق وينقاد إلى الصلح، وإن قتاله لأهل الشام الذين أبوا الدخول في البيعة، وأهل الجمل، والنهروان، والذين خلعوا بيعته حق، وكان حق الجميع أن يصلوا بين يديه ويطالبوه بما رأوا، فلما تركوا ذلك بأجمعهم صاروا بغاة، فتناولهم قوله تعالى:  » فقاتلوا التي تبغي حتى تفئ إلى أمر الله. »

[30]Aḥkâm al Qur`ân d’Al Jaṣṣâṣ (3/400) – Dâr Kitâb al ‘Arabî (Beyrouth) :

قال أبو بكر الجصاص الحنفي في أحكام القرآن: «قاتل عليّ ابن أبي طالب (رضي الله عنه) الفئة الباغية بالسيف ومعه من كبراء الصحابة وأهل بدر من قد علم مكانهم، وكان محقاً في قتاله لهم لم يخالف فيه أحد إلاّ الفئة الباغية الّتي قابلته وأتباعها. »  أحكام القرآن للجصاص 3/400 افست دار الكتاب العربي بيروت

أحكام القرآن للجصاص 3/400 افست دار الكتاب العربي بيروت

[31]Ḥuliyah al Awliyâ` (7/31) :

قال سفيان الثوري – من أئمة الحديث -: «ما قاتل عليّ أحداً إلاّ كان عليّ أولى بالحقّ منه». حلية الأولياء 7/31.

[32]Târîkh Dimashq d’Al Mahmûdî, biographie de l’Imâm (3/66) :

قال أحمد بن حنبل – إمام الحنابلة -: «لم يزل عليّ بن أبي طالب مع الحقّ والحقّ معه حيث كان». تاريخ دمشق (ترجمة الإمام) 3/66 تح ـ المحمودي.

[33]At Tadhkirah d’Al Qurṭubî (495) – Dâr Al Manar –  et Taḥdhîr al ‘Abqarî min Muḥâḍarât al Khudrî (1/228) :

– قال أبو منصور الماتريدي البغدادي: «أجمعوا – أهل السنّة – على أن عليّاً كان مصيباً في قتال أهل الجمل طلحة والزبير وعائشة بالبصرة، وأهل صفين معاوية وعسكره». التذكرة للقرطبي /495 ط دار المنار ـ تحذير العبقري من محاضرات الخضري 1/228.

[34]Sharḥ Ṣaḥîḥ Muslim(18/11/édition 1349, Egypte) :

قال النووي في شرح صحيح مسلم: «وكان عليّ هو المحق المصيب في تلك الحروب هذا مذهب أهل السنّة». شرح صحيح مسلم 18/11ط 1349 بمصر.)5-

[35]Rûḥ al Ma’ânî(26/137) :

قال الآلوسي: «وصرّح بعض الحنابلة بأن قتال الباغين أفضل من الجهاد احتجاجاً بأنّ عليّاً كرّم الله تعالى وجهه اشتغل في زمان خلافته بقتالهم دون الجهاد»

روح المعاني 26/137

[36]At Talkhîṣ al Ḥabîr:

التلخيص الحبير في تخريج أحاديث الرافعي الكبير المؤلف: أبو الفضل أحمد بن علي بن محمد بن أحمد بن حجر العسقلاني (المتوفى: 852هـ) الناشر: دار الكتب العلمية الطبعة: الطبعة الأولى 1419هـ. 1989م. عدد الأجزاء: 4 (4/ 126) (قَوْلُهُ: « ثَبَتَ أن أهل « الجمل » و »صفين » و »النهروان بُغَاةٌ »، هُوَ كَمَا قَالَ، وَيَدُلُّ عَلَيْهِ حَدِيثُ عَلِيٍّ: « أُمِرْت بِقِتَالِ النَّاكِثِينَ وَالْقَاسِطِينَ وَالْمَارِقِينَ »، رَوَاهُ النَّسَائِيُّ فِي « الْخَصَائِصِ »، وَالْبَزَّارُ وَالطَّبَرَانِيُّ1، وَالنَّاكِثِينَ: أَهْلُ الْجَمَلِ، لِأَنَّهُمْ نَكَثُوا بَيْعَتَهُ، وَالْقَاسِطِينَ: أَهْلُ الشَّامِ؛ لِأَنَّهُمْ جَارُوا عَنْ الْحَقِّ فِي عَدَمِ مُبَايَعَتِهِ، وَالْمَارِقِينَ: أَهْلُ النَّهْرَوَانِ ) ط قرطبة (4/ 84)

[37]Version arabe :

قال الإمام عبد القاهر في كتاب  » الإمامة  » من تأليفه: أجمع فقهاء الحجاز والعراق من فريقي أهل الحديث والرأي، منهم مالك والشافعي وأبو حنيفة والأوزاعي والجمهور الأعظم من المتكلمين أن علياً رضي الله عنه مصيب في قتاله لأهل صفين، كما قالوا بإصابته في قتاله لأهل الجمل، وقالوا أيضاً: إن الذين قاتلوه بغاة ظالمون له، ولكن لا يجوز تكفيرهم ببغيهم.

[38]Siyar A’lâm an Nubalâ (9/580) :

في « سير أعلام النبلا » 9/580 قال عبدالرزاق لرجل : »لا تقذر مجلسنا بذكر ابن أبي سفيان. »

[39]SiyarA’lâm an Nubalâ (10/432) :

وقال الذهبي في السير (10/432) عن الإمامين الثقتين عبيد الله بن موسى وأبو نُعَيم الفضل بن دكين : ( وقد كان أبو نُعيم وعبيد الله معظمين لأبي بكر وعمر وإنما ينالان من معاوية وذويه)

*****

و قال الذهبي في ترجمته 10/152

 قلت : وكان في أبي نعيم تشيع خفيف .

قال أحمد بن ملاعب : حدثني ثقة قال : قال أبو نعيم : ما كتبت علي الحفظة أني سببت معاوية . وبلغنا عن أبي نعيم أنه قال : حب علي -رضي الله عنه- عبادة ، وخير العبادة ما كتم

[40]Siyar A’lâm an Nubalâ (9/9)

 الذهبي في « السير » 9/9

« …جرير بن عبد الحميد بن يزيد الإمام الحافظ القاضي أبو عبد الله الضبي… »

و هو من رجال الستة، قال الحافظ ابن حجر في « التهذيب » 2/66 : »قال الخليلي في الإرشاد ثقة متفق عليه و قال قتيبة : حدثنا جرير الحافظ المقدم لكني سمعته يشتم معاوية علانية. »

[41]Ansâb al Ashrâf :

روى البلاذري في أنساب الأشراف بسند صحيح قال: « وحدثني عبد الله بن صالح العجلي عن عبيد الله بن موسى قال ذكر معاوية عند الأعمش فقالوا : كان حليما ، فقال الأعمش : كيف يكون حليما وقد قاتل عليا وطلب – زعم – بدم عثمان من لم يقتله ، وما هو ودم عثمان ، وغيره كان أولى بعثمان منه. »
وحدثت عن شريك عن الأعمش أنه قال : « كيف يُعَدُّ معاوية حليما وقد قاتل علي بن أبي طالب . »  أنساب الأشراف ج5 ص137
وقال الحافظ ابن حجر: « وقال ابن المديني : حفظ العلم على أمة محمد (صلى الله عليه وسلم) ستة : عمرو بن دينار بمكة ، والزهري بالمدينة وأبو إسحاق السبيعي والأعمش بالكوفة وقتادة ويحيى بن اأي كثير بالبصرة . » تهذيب التهذيب ج2 ص106 بترجمته.

[42]Ansâb al Ashrâf :

روى البلاذري في أنساب الأشراف: « وحدثنا يوسف و إسحاق قالا : جرير عن الأعمش عن أبي وائل قال : كنت مع مسروق بالسلسلة فمرت به سفائن فيه أصنام صفر تماثيل الرجال ، فسألهم عنها فقالوا : بعث بها معاوية إلى أرض السند والهند تباع له فقال مسروق : لو أعلم أنهم يقتلونني لغرقتها ، ولكني أخاف أن يعذبوني ثم يفتنوني ، والله ما أدري أيّ الرجلين معاوية ، أرجل يئس من الآخرة فهو يتمتع من الدنيا ، أم رجل زين له سوء عمله. »
أنساب الأشراف ج5 ص137 بتحقيق الدكتور سهيل زكار

*****

ـ ترجمة مسروق:
قال الذهبي في سير أعلام النبلاء: « مسروق ابن الأجدع ، الإمام ، القدوة ، العلم ، أبو عائشة الوادعي الهمداني الكوفي … وعداده في كبار التابعين وفي المخضرمين الذين أسلموا في حياة النبي (ص). » سير أعلام النبلاء ج4 ص63 رقم17

[43]Nous zoomerons sur cette parole plus loin dans notre développement.

[44]Nous ne traduirons pas ses paroles ici car il s’agit d’un grand Ṣaḥâbî promis au paradis par la bouche de notre Prophète et nous ne souhaitons pas qu’il y ait de quiproquo menant à déconsidérer ce grand et noble homme qui a laissé une trace indélébile dans l’Histoire. Toutefois, nous citerons la parole en arabe ici afin de préserver l’aspect scientifique de ce travail :

« …وَلِأَبِي الْمُظَفَّرِ يُوسُفَ سِبْطِ ابْنِ الْجَوْزِيِّ فِي كِتَابِ  » رِيَاضِ الْأَفْهَامِ  » فِي مَنَاقِبِ أَهْلِ الْبَيْتِ قَالَ : ذَكَرَ أَبُو حَامِدٍ فِي كِتَابِهِ  » سِرِّ الْعَالَمَيْنِ وَكَشْفِ مَا فِي الدَّارَيْنِ  » فَقَالَ فِي حَدِيثِ : مَنْ كُنْتُ مَوْلَاهُ ، فِعَلِيٌّ مَوْلَاهُ أَنَّ عُمَرَ قَالَ لِعَلِيٍّ : بَخٍ بَخٍ ، أَصْبَحْتَ مَوْلَى كُلِّ مُؤْمِنٍ وَمُؤْمِنَةٍ . قَالَ أَبُو حَامِدٍ : وَهَذَا تَسْلِيمٌ وَرَضًى ، ثُمَّ بَعْدَ هَذَا غَلَبَ عَلَيْهِ الْهَوَى حُبًّا لِلرِّيَاسَةِ ، وَعَقْدِ الْبُنُودِ ، وَأَمْرِ الْخِلَافَةِ وَنَهْيِهَا ، فَحَمَلَهُمْ عَلَى الْخِلَافِ ، فَنَبَذُوهُ وَرَاءَ ظُهُورِهِمْ ، وَاشْتَرَوْا بِهِ ثَمَنًا قَلِيلًا ، فَبِئْسَ مَا يَشْتَرُونَ، وَسَرَدَ كَثِيرًا مِنْ هَذَا الْكَلَامِ الْفَسْلِ الَّذِي تَزْعُمُهُ الْإِمَامِيَّةُ ، وَمَا أَدْرِي مَا عَذْرُهُ فِي هَذَا؟ وَالظَّاهِرُ أَنَّهُ رَجَعَ عَنْهُ ، وَتَبِعَ الْحَقَّ ، فَإِنَّ الرَّجُلَ مِنْ بُحُورِ الْعِلْمِ ، وَاللَّهُ أَعْلَمُ.. »

[45]Faqîh Ḥanafite et spécialiste de l’histoire.

[46]Qui accuse d’ailleurs Al Ghazzâlî de Râfiḍisme à cause de ce livre.

[47]Voici quelques savants attribuant le livre à Al Ghazzâlî :

ونسبوا الكتاب إلى الغزالي: البغدادي في إيضاح المكنون:2/11، قال: (سر العالميْن وكشف ما في الداريْن لأبي حامد الغزالي محمد بن محمد ). ونحوه في هدية العارفين:2/80 ، وكذا القاضي نورالله التستري في كتابه مجالس المؤمنين ، والفيض الكاشاني في الوافي ، والطريحي في مجمع البحرين ، والأميني في الغدير:1/391 ، والمرعشئ في شرح إحقاق الحق:33/244 ، كما نقلوا ذلك عن المحقق الكركي.

وقال الماحوزي في الأربعين ص151: (ذكر مولانا محسن الكاشئ في المحجة البيضاء أن ابن الجوزي الحنبلي ذكر في بعض تصانيفه أن الغزالي ترفض في آخر عمره ، وأظهر رفضه في كتاب سر العالمين.)

ووافقهم السيد الميلاني في نفحات الأزهار:1/102و:9/ 184، مؤيداً ما استدلوا به من نسبة ابن الجوزي الكتاب إلى الغزالي في تذكرة الخواص ص62، والذهبي في ميزان الإعتدال:1/500 ، وفي طبعتنا:2/215، حيث اعتمد عليه فقال: ( قال أبو حامد الغزالي في كتاب (سر العالميْن): شاهدت قصة الحسن بن الصباح لما تزهَّد تحت حصن ألَمُوت فكان أهل الحصن يتمنون صعوده إليهم ، ويمتنع ويقول: أما ترون المنكر قد فشا وفسد الناس! فتبعه خلق ، ثم خرج أمير الحصن يتصيد فنهض أصحابه وملكوا الحصن ! ) انتهى.

زالي كتاب اسمه (سر العالمَيْن وكشف مافي الداريْن)نقل الدكتور الخليلي في كتابه (السقيفة أم الفتن) ص114، عن مخطوطته في دار الكتب المصريةرقم:1/316

Enfin, notons qu’il est étonnant que ceux qui rejettent la paternité de cet ouvrage à l’Imâm Al Ghazzâlî, en s’appuyant notamment sur des travaux d’orientalistes, soient les mêmes qui pointent du doigt la personne qui utilise des travaux de certains savants sortis du sunnisme (selon eux) dans certaines questions théologiques. Troublant dédoublement de la personnalité…

[48]Il est un savant Zaydite reconnu. Il fut l’auteur notamment du célèbre Subul as Salâmet du Sharḥ d’Al ‘Umddah.

[49]Ce poème se trouve dans le livre Irshad Dhawî al Albab.

[50]Comme il le nomme.

[51]Siyar A’lâm an Nubalâ(10/432) :

في « سير أعلام النبلاء  » 10/432 في ترجمة أبي غسان النهدي و هو من رجال الستة قال الذهبي : »أبو أحمد الحاكم : حدثنا الحسين الغازي قال : سألت البخاري عن أبي غسان قال : و عن ماذا تسأل؟ : قلت : التشيع. فقال : هو على مذهب أهل بلده و لو رأيتم عبيد الله بن موسى و أبا نعيم و جماعةمشايختنا الكوفيينلما سألتمونا عن أبي غسان. قلت (الذهبي) و قد كان أبو نعيم و عبيد الله معظمين لأبي بكر و عمر و إنما ينالان من معاوية و ذويه » انتهى

[52]Syar A’lam an Nubalâ(18/175) et Ṭabaqât ash Shafi’iyyahd’As Subkî (4/163) :

في « سير أعلام النبلاء » (18/175) و « طبقات الشافعية الكبرى  » للسبكي 4/163 لما قيل للحاكم حدث بفضائل معاوية حتى بكفوا عنك فقال : »لا يجيء من قلبي يعني معاويى. »

[53]Sharḥ al Maqâṣid(5/310). Il faut lire l’ensemble du texte pour bien comprendre sa parole.

[54]Tahdhîb al Kamâldu Ḥâfiẓ al Muzî (4/62) et dans Tahdhîb at Tahdhîb(1/381) Ad Dâraquṭnî a dit :

و قال الدارقطني كما في « تهذيب الكمال » للحافظ المزي  4/62 و « تهذيب التهذيب » 1/381 : » له صحبة و لم تكن له استقامةبعد النبي صلى الله عليه وسلم. »

[55]En plus, pour certains, de ceux déjà susmentionnés.

[56]Al Jarḥ wa at Ta’dîl(9/116) :

قال أبو حاتم الرازي في « الجرح و التعديل  » 9/116 : » روى عنه قوم مجهولون فما ذنب هند بن أبي هالة أدخله البخاري في كتاب الضعفاءفسمعت أبي يقول يحول من هناك. »

[57]Il fut l’un de ceux qui ont fait allégeance sous l’arbre, comme le rapporte Adh Dhahabî dans son Târîkh al Islâm(3/531). Il fait partie de ceux qui sortirent contre le troisième calife ‘Uthmân pour le combattre.

قال الذهبي في تاريخ الإسلام 3/531 : » له صحبة، و بايع تحت الشجرة و له رواية… كان ممن خرج على عثمان و سار إلى قتاله… ثم ظفر به معاوية فسجنه بفلسطين في جماعة، ثم هرب من السجن فأدركوه بجبل لبنان فقتل، و لما أدركوه قال لمن قتله : « ويحك اتق الله في دمي فإني من أصحاب الشجرة، » فقال : الشجر بالجبل كثير وقتله…و عن محمد بن يحيى الذهلي قال : » لا يحل أن يحدث عنه بشيء هو رأس الفتنة. » انتهى.

[58]Coran (Al Fatḥ 48/18)

[59]L’essentiel de ces notes sont rapportés par l’Imâm Adh Dhahabî dans Târîkh al Islam(3/351).

[60]Qui est le dernier Ṣaḥâbî décédé.

[61]Tahdhîb at Tahdhîb(5/72):

قال الحافظ ابن حجر في « تهذيب التهذيب » 5/82 عند ترجمة أبو الطفيل عامر بن وائلة : »و كان أبو الطفيل ثقة في الحديث و كان متشيعا…

و قال ابن المديني : قلت لجرير : »أكان مغيرة يكره الرواية عن أبي الطفيل؟ » قال: »نعم. »

[62]Usud al Ghabah (1/155) :

« ودخل المدينة فهرب منه كثير من أهلها منهم جابر بن عبد الله وأبو أيوب الانصاري وغيرهما وقتل فيها كثيرا وأغار على همدان باليمن وسبى نساءهم فكن أول مسلمات سبين في الاسلام وهدم بالمدينة دورا »

[63]Rapporté par Adh Dhahabî dans Siyar A’lâm an Nubalâ` (3/409).

[64]Rapporté dans Tahdhîb al Kamaldu Ḥâfiẓ al Muzî (6/62) et dans Tahdhîb at Tahdhîb(1/381).

[65]Siyar A’lâm an Nubalâ` (3/409-410) :

قال الذهبي في سير أعلام النبلاء الجزء 3 الصفحة 409-410 :
بُسْر بن أرطأة الأمير أبو عبد الرحمن القرشي العامريّ الصّحابيّنزيل دمشق…. وقال ابن يونس: صحابيّ، شهد فتح مصر، وله بها دار وحمام، ولي الحجاز واليمن لمعاوية، ففعل قبائح، ووسوس في آخر عمره.

[66]Ibn ‘Abd ar Barr dans Al Isti’âb(éditer dans la marge) – (1/156) :

ذكر الحافظ ابن عبدالبر في « الإستيعاب » (المطبوع على هامش الإصابة 1/156) في ترجمته : » هو الذي قتل طفلين لعبيد الله بن عباس بن عبد المطلب و هما عبدالرحمن و قثم… »

[67]Târîkh al Islâmet Usud al Ghabah.

Confirmation qu’il fit des choses horribles sous les ordres de Mu’âwiyah qui lui ordonna de recenser ceux qui étaient sous les ordres de ‘Alî afin de les frapper avec des choses abominables. Il commit des atrocités à la Mecque, à Médine et au Yémen :

وقال ابن حجر في تهذيب التهذيب الجزء 1 الصفحة 381- 382 :
قال ابن يونس بسر من أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم شهد فتح مصر واختط بها وكان من شيعة معاوية وكان معاوية وجّهه إلى اليمن والحجاز في أوّل سنة (40) وأمره أن يتقرا من كان في طاعة عليّ فيوقع بهم ففعل بمكة والمدينة واليمن أفعالا قبيحة وقد ولى البحر لمعاوية وكان قد وسوس في آخر أيامه…
قال الدارقطني: له صحبة ولم يكن له استقامة بعد النبي صلى الله عليه وسلم
قال وسمعت يحيى يقول: كان بسر بن أرطأة رجل سوء. وقال خليفة: مات في ولاية عبد الملك بن مروان وقد خرف.
قال الحافظ ابن عبد البر في الاستيعاب الجزء 1 الصفحة 100 الترجمة رقم 175:
حدثنا عبد الرحمن بن يحيى قال حدثنا أحمد بن سعيد قال حدثنا ابن الأعرابي قال حدثنا عباس الدوري قال سمعت يحيى بن معين يقول: كان بسر بن أرطاة رجل سوء.
وبهذا الإسناد عندنا تاريخ يحيى بن معين كله من رواية عباس عنه.
قال أبو عمر رحمه الله: ذلك لأمور عظام ركبها في الإسلام فيما نقله أهل الأخبار والحديث أيضاً من ذبحه ابني عبيد الله بن العباس بن عبد المطلب وهما صغيران بين يديّ أمّهما وكان معاوية قد استعمله على اليمن أيام صفين وكان عليها عبيد الله بن العباس لعلي رضي الله عنه فهرب حين أحس ببسر بن أرطاة ونزلها بسر فقضى فيها هذه القضية الشنعاء والله أعلم.

***

وقد قيل إنّه إنّما قتلهما بالمدينة والأكثر على أن ذلك كان منه باليمن قال أبو الحسن علي بن عمر الدارقطني: بسر بن أرطاة أبو عبد الرحمن له صحبة ولم تكن له استقامة بعد النبي صلى الله عليه وسلم وهو الذي قتل طفلين لعبيد الله بن عباس بن عبد المطلب باليمن في خلافة معاوية وهما عبد الرحمن وقثم ابنا عبيد الله بن العباس

ثُمَّ سَارَ إِلَى الْيَمَنِ ، وَكَانَ عَلَيْهَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ عَامِلًا لِعَلِيٍّ ، فَهَرَبَ مِنْهُ إِلَى عَلِيٍّ بِالْكُوفَةِ . وَاسْتَخْلَفَ عَلِيٌّ [ عَلَى ] الْيَمَنِ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ الْمُدَانِ الْحَارِثِيَّ ، فَأَتَاهُ بُسْرٌ فَقَتَلَهُ ، وَقَتَلَ ابْنَهُ ، وَأَخَذَ ابْنَيْنِ لِعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ صَغِيرَيْنِ هَمَا : عَبْدُ الرَّحْمَنِ وَقُثَمُ فَقَتَلَهُمَا ، وَكَانَا عِنْدَ رَجُلٍ مِنْ كِنَانَةٍ بِالْبَادِيَةِ ، فَلَمَّا أَرَادَ قَتْلَهُمَا قَالَ  لَهُ الْكِنَانِيُّ : لِمَ تَقْتُلُ هَذَيْنِ وَلَا ذَنْبَ لَهُمَا ؟ فَإِنْ كُنْتَ قَاتِلَهُمَا فَاقْتُلْنِي مَعَهُمَا ! فَقَتَلَهُ وَقَتَلَهُمَا بَعْدَهُ . وَقِيلَ إِنَّ الْكِنَانِيَّ أَخَذَ سَيْفَهُ وَقَاتَلَ عَنِ الْغُلَامَيْنِ وَهُوَ يَقُولُ :

اللَّيْثُ مَنْ يَمْنَعُ حَافَاتِ الدَّارِ وَلَا يَزَالُ مُصْلِتًا دُونَ الْجَارِ

وَقَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ . وَأَخَذَ الْغُلَامَيْنِ فَدَفَنَهُمَا . فَخَرَجَ نِسْوَةٌ مِنْ بَنِي كِنَانَةَ ، فَقَالَتِ امْرَأَةٌ مِنْهُنَّ : يَا هَذَا ! قَتَلْتَ الرِّجَالَ فَعَلَامَ تَقْتُلُ هَذَيْنِ ؟ وَاللَّهِ مَا كَانُوا يُقْتَلُونَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ وَالْإِسْلَامِ ! وَاللَّهِ يَا ابْنَ أَبِي أَرْطَاةَ إِنَّ سُلْطَانًا لَا يَقُومُ إِلَّا بِقَتْلِ الصَّبِيِّ الصَّغِيرِ ، وَالشَّيْخِ الْكَبِيرِ ، وَنَزْعِ الرَّحْمَةِ ، وَعُقُوقِ الْأَرْحَامِ لَسُلْطَانُ سُوءٍ !

وَقَتَلَ بُسْرٌ فِي مَسِيرِهِ ذَلِكَ جَمَاعَةً مِنْ شِيعَةِ عَلِيٍّ بِالْيَمَنِ ، وَبَلَغَ عَلِيًّا الْخَبَرُ ، فَأَرْسَلَ جَارِيَةَ بْنَ قُدَامَةَ السَّعْدِيَّ فِي أَلْفَيْنِ ، وَوَهْبَ بْنَ مَسْعُودٍ فِي أَلْفَيْنِ ، فَسَارَ جَارِيَةُ حَتَّى أَتَى نَجْرَانَ ، فَقَتَلَ بِهَا نَاسًا مِنْ شِيعَةِ عُثْمَانَ ، وَهَرَبَ بُسْرٌ وَأَصْحَابُهُ مِنْهُ ، وَاتَّبَعَهُ جَارِيَةُ حَتَّى أَتَى مَكَّةَ فَقَالَ : بَايِعُوا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ . فَقَالُوا : قَدْ هَلَكَ فَلِمَنْ نُبَايِعُ ؟ قَالَ : لِمَنْ بَايَعَ لَهُ أَصْحَابُ عَلِيٍّ . فَبَايَعُوا خَوْفًا مِنْهُ.

ودخل المدينة فهرب منه كثير من أهلها منهم جابر بن عبد الله وأبو أيوب الانصاري وغيرهما وقتل فيها كثيرا وأغار على همدان باليمن وسبى نساءهم فكن أول مسلمات سبين في الاسلام وهدم بالمدينة دورا

[68]Son nom est Yasar, mais on dit qu’il s’appelait Muslim Ibn Sabî’.

[69]Dans Al Fisl fî al Milâl (4/161) :

…وعمار رضي الله عنه قتله أبو الغادية يسار بن سبع السلمي، شهد بيعة الرضوان، فهو من شهداء الله له بأنه علم ما في قلبه وأنزل السكينة عليه ورضي عنه، فأبو الغادية رضي الله عنه متأول مجتهد مخطئ فيه باغ عليهمأجور أجرا واحدا…

[70]Bizarre que l’on considère le meurtrier de ‘Ammâr comme Mujtahid, mais que Mu’âwiyah n’en ait pas fait de même avec Ibn ‘Udays qui fit partie des meurtriers de ‘Uthmân…

[71]Effort de déduction des statuts juridiques à partir des textes fondamentaux.

[72]Dans Ta’jil al Manfa’ah, p.509 :

و قال الحافظ في « تعجيل المنفعة » ص 509 : » و هو الذي قتل عمار بن ياسر و كان إذا استأذن على معاوية و غيره يقول قاتل عمار بالباب يتبجح بذلك و انظر الى العجب يروي عن النبي صلى الله عليه وسلم النهي عن القتل ثم يقتل مثل عمار… »

[73]Puisqu’Ibn Ḥajar rapporte bien qu’il s’est converti le jour du Fatḥ (conquête de la Mecque) et qu’Adh Dhahabî le classe parmi les Ṣaḥâbah :

قال الحافظ ابن حجر في « الفتح » 13/11 : »و قد وردت أحاديث في لعن الحكم والد مروان و ما ولد أخرجها الطبراني و غيره غالبها فيه مقالو بعضها جيد. »

قال ابن حجر العسقلاني في الإصابة، الإصدار الحكم بن أبي العاص بن أمية بن عبد شمس القرشي الأموي: عم عثمان بن عفان ووالد مروان . قال بن سعد: أسلم يوم الفتح وسكن المدينة ثم نفاه النبي صلى الله عليه وسلم إلى الطائف ثم أعيد إلى المدينة في خلافة عثمان ومات بها . وقال بن السكن يقال: إن النبي صلى الله عليه وسلم دعا عليه ولم يثبت ذلك… 1.06

الحكم بن أبي العاص بن أمية بن عبد شمس القرشي الأموي:
عم عثمان بن عفان ووالد مروان .
قال بن سعد: أسلم يوم الفتح وسكن المدينة ثم نفاه النبي صلى الله عليه وسلم إلى الطائف ثم أعيد إلى المدينة في خلافة عثمان ومات بها .
وقال بن السكن يقال: إن النبي صلى الله عليه وسلم دعا عليه ولم يثبت ذلك…

[74]Cela est rapporté dans le Musnadd’Al Bazzâr (6/159), Al Mukhtârah(9/310), Majma’ az Zawâ`id du Ḥâfiẓ Al Haythamî (5/241) qui rapporte que Sha’bî rapporte avoir entendu ‘Abdullah Ibn az Zubayr dire, alors qu’il était appuyé sur la Ka’bah « « Par le Seigneur de cette Ka’bah, le Messager d’Allah  a maudit untel et la descendance de ses lombes. » (rapporté par Aḥmad avec un Sanad Ṣaḥîḥ et Al Bazzâr sauf qu’il dit : « Allah a maudit Al Ḥakam et sa descendance par la bouche de Son Prophète. ») Ibn Ḥajar (Al Fatḥ11/13) confirme que des Ḥadîths sur la malédiction existent bel et bien, notamment rapporté par Aṭ Ṭabarânî. Il précise que sur la majorité d’entre eux il y a redire, mais que certains sont Jayyid. Ajoutons enfin qu’Ibn as Sakan, dont la parole est déjà citée en note 71, ne rend pas authentique les Riwayât sur sa malédiction mais sans plus précision. Adh Dhahabî rapporte (dans Siyar A’lâm an Nubalâ` que le Prophète a dit : « Qu’ai-je donc ! J’ai vu les fils d’Al Ḥakam bondir et se précipiter sur mon Minbar comme le font les singes ! » (rapporté par Al ‘Alâ` Ibn ‘Abd ar Raḥmân, selon son père, selon Abû Hurayrah) :

و قال الحافظ الهيثمي في « مجمع الزوائد » 5/241 : »و عن الشعبي قال : سمعت عبد الله بن الزبير و هو مستند إلى كعبة و هو يقول : ورب هذه الكعبة لقد لعن رسول الله صلى الله عليه وسلم فلانا و ما ولد من صلبه. رواه أحمد و البزار إلا أنه قال : لقد لعن الله الحكم و ما ولد على لسان نبيه صلى الله عليه وسلم. و الطبراني بنحوه و عنده رواية كرواية أحمد و رجال أحمد رجال الصحيح.
انظر كذلك « مسند البزار » 6/159 و « المختارة » 9/310

و قال الذهابي في سير أعلام النبلاء ص في ترجمته : » الحكم بن أبي العاص بن أمية الأموي، ابن عم أبي سفيان يكنى أبا مروان من مسلمة الفتح و له أدنى نصيب من الصحبة…
…و عن النبي صلى الله عليه وسلم  قال: « مالي أريت بني الحكم ينزون على منبري نزو القردة! »

[75]Siyar A’lâm an Nubalâ` (dans sa biographie).

وَكَانَ أَبُوهُ قَدْ طَرَدَهُ النَّبِيُّ – صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ – إِلَى الطَّائِفِ ثُمَّ أَقْدَمَهُ عُثْمَانُ إِلَى الْمَدِينَةِ لِأَنَّهُ عَمُّهُ . وَلَمَّا هَلَكَ وَلَدُ يَزِيدَ ؛ أَقْبَلَ مَرْوَانُ ، وَانْضَمَّ إِلَيْهِ بَنُو أُمَيَّةَ وَغَيْرُهُمْ ، وَحَارَبَ الضَّحَّاكَ الْفِهْرِيَّ ، فَقَتَلَهُ ، وَأَخَذَ دِمَشْقَ ، ثُمَّ مِصْرَ ، وَدَعَا بِالْخِلَافَةِ.

[76]Il fut le fils d’Al Ḥakam Ibn Abî al ‘Âṣ et l’un des califes des Umayyades. Il y a divergence quant au fait qu’il soit Ṣaḥâbî ou Tâbi’î. Adh Dhahabî par exemple le classe plutôt parmi les grands Tâbi’ûn, mais sans être catégorique. Toutefois, cette distinction peut surprendre lorsque l’on s’aperçoit qu’il n’a que quatre mois d’écart avec Ibn Zubayr qui est considéré comme Ṣaḥâbî. De même, le fait de le classer parmi les Ṣaḥâbah ou les Tâbi’ûn surprend à nouveau lorsque l’on se souvient qu’il fut maudit par la bouche du Messager d’Allah en tant que descendant direct d’Al Ḥakam.

[77]Promis au Paradis.

[78]Promis au Paradis.

[79]Promis au Paradis.

[80]Son père jetait les impuretés sur le Messager d’Allah quand il était à la Mecque.

[81]Siyar A’lâm an Nubalâ`, dans sa biographie :

قال الذهبي في « سير أعلام النبلاء » في ترجمته : » … و كان يشرب الخمر…
قال علقمة : كنا بالروم و علينا الوليد فشرب، فأردنا أن نحده، فقال حذيفة بن اليمان : » أتحدون أميركم و قد دنوتم من عدوكم فيطمعون فيكم؟ و قال هو (يعني الوليد): « الأشربن و ان كانت محرمة و أشربن على رغم أنف من رغما »
و قال حضين بن المنذر : صلى الوليد بالناس الفجر أربعا و هو سكران، ثم التفت، و قال : » أزيدكم؟ فبلغ عثمان فطلبه و حده…

[82]Siyar(3/415) :

وقال الذهبي في « السير »  (3/415) عن الوليد هذا : « و كان مع فسقهو الله يسامحه شجعا… »

[83]Une Rak’ah étant une unité de prière.

[84]Parmi les choses qui furent reprochées au noble Compagnon ‘Uthmân, il y a le fait d’avoir destitué Sa’d Ibn Abî Waqqâṣ de Kûfah pour mettre Walîd Ibn ‘Uqbah à sa place :

و قال أيضا فيما يلي : « …و هذا مما نقموا على عثمان أن عزل سعد بن أبي واقص عن الكوفة و ولى هذا. وكان مع فسقه والله يسامحه شجاعا قائما بأمر الجهاد. روى ابن أبي ليلى عن الحكم عن سعيد بن جبير عن ابن عباس قال : « قال الوليد بن عقبة لعلي  » : »أنا أحد منك سنانا، و أبسط لسانا و أملأ للكتيبة. » فقال علي ابن أبي طالب : »اسكت فإنما أنت فاسق فنزلت : »أفمن كان مؤمنا كمن كان فاسقا. »
قلت(الذهبي) : اسناده قوي، لكن سياق الأية يدل على أنها في أهل النار. »

[85]Version arabe :

الحافظ بن عبدالبر قال في « الإستعياب » المطبوع على الهامش « الإصابة  » 3/632 طبعة إحيا التراث : »و لا خلاف بين أهل العلم بتأويل فيما علمت أن قوله عز وجل ( يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنْ جَاءَكُمْ فَاسِقٌ بِنَبَإٍ ) نزلت في الوليد بن عقبة. »

[86]Volonté étatique de promouvoir la haine des Ahl al Bayt.

[87]Siyar A’lâm an Nubalâ`dans la biographie d’Al Awzâ’î (7/130-131) :

الأوزاعي قال : »ما أخذنا العطاء حتى شهدنا على علي (ابن أبي طالب) بالنفاق و تبرأنا منه، و أخذ علينا بذلك الطلاق و العتاق و أيمانالبيعة. فلما عقلت أمري سألت مكحولا و يحيى بن أبي كثير و عطاء بن أبي رباح و عبدالله بن عبيد عمير (أي كل واحد منهم) ليس عليك شيء إنما أنت مكره. فلم تقر عيني حتى فارقت نسائي و أعتقت رقيقي و خرجت عن مالي و كفرت أيماني فأخبرني سفيان كان يفعل ذلك

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