1. Le voile dans les sociétés antiques (aperçu)

Il est souvent précisé que la première mention du port obligatoire du voile remonterait aux lois assyriennes (tablette A, 40) attribuées au roi Téglath-Phalasar Ier ayant régné sur l’Assyrie vers 1200 avant J.-C., cette région de la Haute-Mésopotamie correspondant en partie à l’actuel Irak. Dès 1921, l’orientaliste américain Morris Jastrow évoque « le voile en Assyrie antique » dans un article détaillant les révélations des tablettes déterrées à Assur (nord de l’actuel Irak). On y apprend qu’il s’appliquait alors aux filles d’hommes libres, à leurs épouses et concubines ainsi qu’à ce qu’on appelle les hiérodules mariés, à savoir des femmes le plus souvent vouées à la prostitution sacrée. Micheline Gagnon[1]précise d’ailleurs à propos de la prostitution dans l’Orient ancien que la prostitution sacrée était liée au culte de la déesse-mère dans les civilisations agraires : « Il existait dans le rituel liturgique du « mariage sacré », des courtisanes qui s’unissaient sexuellement aux pèlerins des sanctuaires dédiés à la déesse Lune pour assurer, selon la croyance, la fertilité du sol et la fécondité des animaux comme celle des êtres humains.  Appelées « saintes femmes », elles incarnaient leur déesse dans son union avec un dieu et rappelaient à leur manière la sainteté des fonctions de reproduction. Dans un hymne non publié du temps d’Hammourabi, la déesse était décrite comme une superprostituée que 120 hommes ne parvenaient pas à épuiser. […] La profession de ces prostituées ne les exposait à aucun blâme social. On les honorait au contraire et dans certaines contrées, comme Paphos dans l’île de Chypre, chaque femme était tenue de se prostituer une seule fois, comme offrande de sa chasteté à la divinité, avant l’entrée au mariage. Le rôle de ces femmes n’avait évidemment pas la signification vénale qui caractérise l’activité des prostituées ordinaires. »[2] En revanche, le voile était interdit aux hiérodules non-mariés, aux prostituées non sacrées et aux femmes esclaves. D’ailleurs de sévères dispositions pénales (tête rasée couverte de goudron brûlant) dissuadaient celles qui contrevenait à cette règle[3] :« Les femmes mariées, les veuves et les femmes assyriennes ne doivent pas avoir la tête découverte quand elles sortent dans la rue.Les filles d’hommes

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Jeune femme drapée. Tanagra (Grèce), fin IIIe ou début IIe siècle avant J.-C. Provenance : tombe A de la nécropole de Tanagra. Musée du Louvre, Paris.

libres seront voilées. La concubine qui va dans les rues avec sa maîtresse sera voilée. La prostituée ne sera pas voilée, sa tête sera découverte. Qui voit une prostituée voilée l’arrêtera […]. Les femmes esclaves ne sont pas voilées et qui voit une esclave voilée l’arrêtera. »,édictaient-elle[4]. Le plus surprenant est certainement que les législations concernant le voile aient été probablement mises en place à la demande des femmes de haut rang afin de protéger leur statut, la femme libre étant plus souvent l’exception que la règle à cette époque.

A vrai dire, le voilement des femmes dans la société a longtemps été ignoré des savants et il fut redécouvert il y a quelques années, notamment en 2003 avec les travaux du professeur d’histoire ancienne et spécialiste de l’Empire Perse à l’université de Cardiff, Lloyd Llewellyn-Jones, bouleversant notre regard sur un phénomène très ancien. D’ailleurs, ce dernier nuancera ce que certains ont pu considérer comme étant l’origine du voile via le voile d’Assyrie en affirmant que le voilement était certainement apparu indépendamment depuis plusieurs sources et n’est donc pas qu’une affaire de patriarcat oriental.[5]L’assyriologue Marten Stol précise que dès le IIIe millénaire avant notre ère, l’homme qui prenait une épouse couvrait alors sa tête d’un tissu. Il évoque notamment le mariage d’un roi de Mari[6]avec une princesse d’Alep qui offrait en présent un voile par lequel la fille se couvrait[7]. Marten Stol précise que, même « s’il ne faut pas faire du voile un instrument d’émancipation (à cette époque antique), terme trop fort (selon lui), il ne faut pas sous-estimer la part des femmes dans la création de ce vêtement car (…) porter un voile dans la rue semble avoir été un privilège (…) symbole de modestie et de chasteté ».[8]

De même, au Ve siècle avant notre ère, en Grèce, le voile était déjà porté par les femmes comme en témoignent, entre autres, quelques répliques de la comédie « Lysistrata » d’Aristophane ou encore des stèles funéraires en marbre exposées au musée du Louvres. D’ailleurs, ici aussi, les esclaves n’étaient pas concernées par le voile, car étrangère au système d’honneur. Le Professeur Llewellyn-Jones ajoutent que les cités grecques ont cependant démocratisé le voile, davantage qu’en Mésopotamie, dont la forme la plus répandue « ressemblait au tchador iranien, une pièce de tissue unique qui couvrait la tête, et pouvait être passé devant le bas du visage. »[9]Le professeur d’histoire ancienne a ainsi conclu en 2003 ses recherches sur le voile en Grèce antique en publiant La Tortue d’Aphrodite : la femme voilée en Grèce antique(Classical Press of Wales) et affirme qu’il est possible de comparer le voile que portent certaines femmes musulmanes aux voiles de l’Antiquité en disant que, même s’il n’était prescrit religieusement[10], il reflétait « le même vécu entre hommes et femmes, les mêmes idées inhérentes aux codes d’honneur, la même dichotomie entre l’espace domestique et l’espace public ». Il précise d’ailleurs qu’à 11-13 ans, âge auxquels les jeunes filles étaient sexuellement matures, les jeunes demoiselles de la Grèce antique étaient voilées.[11]Ce voile, dans le contexte de l’époque, était d’ailleurs un moyen opportun de communiquer au sein de système patriarcaux. Il n’était certainement pas un moyen d’émancipation totale de la femme, mais n’était pas non plus un outil pour lui retirer la parole. Dans une certaine mesure, le voile donnait à la femme son identité, son statut et sa voix, elles le portaient donc sans transgression, celle-ci était semble-t-il sévèrement réprimées d’après les dires de l’historien. Aujourd’hui, le professeur précise que nous pourrions qualifier de déplorable, à savoir que les musulmans ne sont généralement pas conscients d’une histoire du voile dépassant celle de l’islam, puisqu’ils le comprennent comme une prescription religieuse sans s’intéresser à son origine.

Ce sont d’ailleurs les Grecs qui ont introduit le voile en Égypte via l’hellénisation et qui, dès le IVe siècle avant notre ère, diffuseront le « tegidion », voile intégral, correspondant à la burqa afghane ou au niqâb arabe, avec des trous pour les yeux et un bandeau et un voile pour couvrir la tête.[12]En outre, les Tanagras (ci-dessous), figurines en terre cuite originaire de Béotie (Grèce) produites entre le IVe et le IIIe siècle avant J.-C., présentent une grande variété de types. L’archéologue et ingénieur au CNRS Martine Hélène Fourmont indique qu’on trouve principalement des femmes et des jeunes filles drapées (voilées), debout, qui constituent l’archétype des tanagras.[13]

Ceci dit, certains pourraient être surpris par la différence entre les représentations de femmes grecques dénudées et exposées dans les statuaire grecque et ce qui est susmentionné. Il faut alors saisir l’objectif de certaines représentations à l’époque qui, comme le rappelle Lloyd Llewellyn-Jones dans son ouvrage[14], voit deux tendances principales, parfois concourantes, dans le rendu du corps féminin par les artistes grecs, à savoir l’idéalisation et l’érotisation. Rappelons déjà que le premier nu, L’Aphrodite de Cnidedu sculpteur Praxitèle, remonte au IVe siècle avant notre ère et prend pour modèle une courtisane qui, représentant Aphrodite, se tient debout, nue, la main droite sur son sexe et la main gauche tenant un vêtement. En outre, ces représentations de la femme nue étaient en premier lieu réalisées par des hommes et pour des hommes, et jouaient sur la satisfaction d’un voyeurisme d’autant plus avide qu’on était dans une civilisation du couvert. A ce titre, le professeur Llewellyn-Jones précise que l’un des termes employés pour désigner le voile était celui de Kredemnon, signifiant « muraille » en grec. Cela témoigne que pour les Grecs, le voile avait pour objectif de dissimuler les traits de féminité et ses « dangers » et que, de toutes les civilisations antiques, la Grèce est certainement celle qui fut la plus préoccupées par le voile.

En somme, l’auteur rappelle que tout se passe comme aujourd’hui « où les images de la femme sont converties par le regard masculin »et c’est ce qui explique la distance prise, entre 550 et 300, par rapport au corps montré et qui pourrait être exprimé ainsi : « Dans les rues des villes grecques, les femmes étaient couvertes ; dans l’art, elles sont, pour la plupart, découvertes et exposées. »[15]C’est d’ailleurs l’usage que marque clairement l’historien et moraliste grec du Ier siècle après J.-C, Plutarque[16], et ce, malgré les quelques 75 scènes de fontaines de la peinture grecque représentant des jeunes filles (korai) tête nue puisqu’on sait que ces scènes servaient de cadre à des attentats érotiques, mythiques ou non.[17]

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La dame en bleu, Tanagra (Grèce), IVe siècle,

Musée du Louvre, Paris.

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Femme drapée, voilée, Tanagra (Grèce), IVe siècle, Musée du Louvre, Paris.

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La sophocléenne, Tanagra (Grèce), IVe siècle, Musée du Louvre, Paris.

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Femme drapée, voilée, en marche, Tanagra (Grèce), IVe siècle, Musée du Louvre, Paris.

Les Romains, nettement moins obsédés par le voile que les Grecs, convenaient tout de même qu’une Romaine voulant se conduire en matrone respectable devait se couvrir la tête en public.[18]A ce titre, le voile chrétien exigé par Paul[19], couvrant parfois intégralement le corps[20]et dont l’absence est symbole de prostitution dans la Bible[21]serait certainement l’héritier du voile grec

Ajoutons que la civilisation perse a connu le voile de la chevelure pendant des millénaires puisque des sculptures antiques d’époque néo-babylonienne en terre cuite représentant des statues féminines perses mésopotamiennes avec la tête voilée furent retrouvées et datées du VIIe-VIIIe siècle avant J.-C (voir ci-dessous).

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Statue féminine perse mésopotamienne, sculpture antique d’époque néo-babylonienne, tête voilée, bras le long du corps, statuette du VII-VIème siècle avant J.-C.

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Statue féminine perse mésopotamienne, sculpture antique d’époque néo-babylonienne, tête voilée, bras le long du corps, statuette du VII-VIème siècle avant J.-C.

De même, l’époque des tribu aryennes, Mèdes et Perses, montre que la tenue achéménide de certaines femmes était composée d’un voile :

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Femme parthe avec voile et chapeau, Ier siècle après J.-C. Mur peint du temple de Zeus à Doura-Europos. D’après : Le costume de l’Iran ancien, de Ziâpour.

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Femme à cheval avec un tchâdor. Bas-relief d’Ergili, Musée d’Istanbul. D’après M.G. Houston : Costume et décoration de l’Egypte ancienne, de la Mésopotamie et de la Perse.

A cette époque, hommes et femmes, cachent entièrement leur corps conformément aux us et coutumes de leur peuple. Ainsi, les femmes de la haute société, contrairement aux servantes, portent sous leur coiffe (tiare) par élégance, non pour se dissimuler aux regards, un voile de soie de couleurs vives. Ce n’est qu’après l’arrivée de l’islam que les femmes se cacheront sous cette parure.[22]

Le voile apparaît donc comme une pratique millénaire, antique, et comme une tradition présente déjà chez les Grecs, les Romains ou encore les Perses. Le professeur d’esthétique à l’université Paris 3 – Sorbonne, Bruno Nassim Aboudrar, précise que chez ces civilisations, hommes et femmes, portent le voile, « ce fossile vivant des mondes anciens », comme une sorte de manteau et qu’il est parfois, selon les circonstances, ramené sur le visage [23]. De même, Rosine Antoinette Lambin précisa dans sa thèse de doctorat en Sciences des religions soutenue en 1992 à l’université Paris 4 – Sorbonne et intitulée « Le vêtement religieux féminin : les débats dans l’Église au XXème siècle et ses recours aux origines et à la tradition ancienne » que le voile « ne fait pas partie d’une religion particulière ou d’une culture spécifique ». Ainsi, comme le stipule le professeur Mohamed Hocine Benkheira[24], ce constat entraîne la conclusion suivante : la signification du port du voile n’est pas nécessairement religieuse et il faut la chercher ailleurs. L’utilisation des sources anciennes, principalement des textes, montrent que les cultures grecques et romaines connaissaient le voile des femmes, ce dernier pouvant être parfois traditionnel, parfois religieux.[25]D’ailleurs, le professeur Benkheira précise que le chapitre que consacre R. A. Lambin au judaïsme conforte la thèse de la signification non religieuse du voile féminin en affirmant qu’il relève de la coutume. Ce voile révèle ainsi un des aspects de sa signification sociologique en ce sens qu’il exprimait la hiérarchie des sexes, la femme marquant par le voile son infériorité devant l’homme dans une société patriarcale inégalitaire, cette représentation étant d’origine platonicienne. En somme, R. A. Lambin précise que « le voile n’est pas religieux dans le sens théologique du terme. Il n’a été rattaché aux religions monothéistes que tardivement et de manière bancale. Il est simplement l’un des signes ancestraux des sociétés patriarcales méditerranéennes antiques. »[26]

En outre, cette perspective diffusionniste et transculturelle de la pratique du voile permet de mettre en avant d’autres civilisations ayant en commun cette coutume, à l’instar de la Mésopotamie ou encore de l’Égypte pharaonique. Toutefois, la volonté de marquer la différence des sexes à travers le prisme de la domination de l’un sur l’autre ne doit pas résumer l’ensemble de la thématique. En effet, M. H. Benkheira fait référence aux « vieilles civilisations », notamment celles du pourtour méditerranéen, dans lesquelles le souci de traiter et de maîtriser la différence des sexes était enracinée. En conséquence, la subordination des femmes aux hommes apparaît comme une conséquence parmi d’autres des choix faits dans ce domaine.

 

Rédaction LVDH

Références :

[1]Docteure en théologie, spécialiste des femmes dans la Bible et professeure à la faculté de théologie de l’université de Sherbrooke (Québec).

[2]Micheline Gagnon, Les prostituées dans la Bible, www.lautreparole.org.

[3]Odon Vallet (docteur ès en sciences des religions), Petit lexique des idées fausses sur les religions, Le livre de poche, 2002. Cité aussi par le même auteur dans Le Dieu du croissant fertile, Découvertes Gallimard, Paris, 1999 (www.expositions.bnf.fr).

[4]Jérémy André, Et la femme créa le voile, n°79, Le Monde des religions.

[5]Ibid.

[6]Ancienne cité-État de Mésopotamie fondée au IIIe millénaire.

[7]Marten Stol, Les femmes dans le Proche-Orient ancien, Kok, 2012 ; De Gruyter 2016. Cité dans le magazine Le Monde des religion, n°79 (p. 26).

[8]Ibid.

[9]Cinq questions à Lloyd Llewellyn-Jones, Le Monde des religions, n°79.

[10]Ce qui est en fait le cas du « voile » en islam également, du moins pas coraniquement.

[11]Ibid.

[12]Jérémy André, Et la femme créa le voile, revue Le Monde des religions(n°79). Cette pratique a pu être cependant ponctuelle.

[13]Martine Hélène Fourmont, in Tanagra, Encyclopedia Universalis 2017.

[14]Aphrodite’s Tortoise. The Veiled Woman of Ancient Greece, The Classical Press of Wales, Swansea, 2003.

[15]Pierre Brulé, historien spécialiste de la Grèce antique, Femmes voilées : les Grecs aussi, www.clio.revues.org, 2007.

[16]Ibid : Questions romaines, 14 (267 a – b), par antiphrase pour comprendre l’usage romain inverse lors des funérailles où les fils vont « à la sépulture tête couverte, alors que les filles ont la tête nue et les cheveux dénoués ». Il propose de voir dans cette « déviance » coutumière l’idée selon laquelle la marque du deuil serait empruntée à ce que l’on ressent de plus inhabituel. Chez le même Plutarque, voir aussi l’histoire des Chalcédoniennes qui, ayant refusé les mariages indignes d’elles que leur imposaient les circonstances démographiques catastrophiques de la cité, contraintes par conséquent de traiter directement – sans passer par une tutelle masculine quelconque – avec les juges et magistrats de la cité, s’adressaient à eux « en écartant leur voile d’une partie de leur visage ». Ce modèle de distinction et de modestie impressionna tant celles qui s’étaient mariées (mal mariées) que, prises de honte, elles les imitèrent… et adoptèrent une coutume semblable (Questions grecques, 49 (302e – 303a).

[17]Ibid.

[18]Ibid.

[19]La Bible de Jérusalem, Premier épître aux Corinthiens (11, 5 et 6), traduction sous la direction biblique de Jérusalem, édition Cerf, 2001 : « (…) Toute femme qui prie ou prophétise le chef [tête] découvert fait affront à sa tête [l’homme], c’est exactement comme si elle était tondue. Si donc une femme ne se couvre (voile) pas qu’elle se coupe [tonde] les cheveux ! Mais si c’est une honte pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle porte un voile ! ».

[20]La Bible de Jérusalem, Genèse (38, 14-19), traduction sous la direction biblique de Jérusalem, édition Cerf, 2001 : « Alors elle quitta ses vêtements de veuve, elle se couvrit d’un voile […] Elle se leva, partit, enleva son voile et reprit ses vêtements de veuve. »

[21]La Bible de Jérusalem, Isaïe (47, 2), traduction sous la direction biblique de Jérusalem, édition Cerf, 2001 : « Prends la meule et broie la farine : dénoue ton voile, relève ta robe, découvre tes jambes, traverse les rivières. »

[22]Mireille Ferreira, 8000 ans d’histoire du costume persan, www.teheran.ir, n°73, 2011. Commentaire de l’ouvrage de Mehrâsâ Gheibi, par Mehrâsâ Gheibi pour La revue de Téhéran.Mehrâsâ Gheibi est l’auteur d’un ouvrage édité en 2006, réédité en 2010, par Hirmand Publisher à Téhéran, intitulé An 8,000 History of Persian Costume (Hasht Hezâr Sâl Târikh-e Poushâk-e Aqvâm-e Irâni). Cet ouvrage retrace l’histoire du costume persan, depuis les premières traces archéologiques qui datent de 8000 ans, jusqu’à la fin de la période qâdjâre au début du XXe siècle.

[23]Bruno Nassim Aboudrar, « Le voile, un fossile vivant des mondes anciens », www.lemondedesreligions.fr, 2014.

[24]Islamologue et directeur d’étude dans la section des sciences religieuses de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE).

[25]M. H. Benkheira, Le voile des femmes. Un inventaire historique, social et psychologique. Revue de l’histoire des religions, 2000, vol. 17, n°4, pp. 777-780.

[26]Ibid.

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