Sunnah VS Coran (3/4)

L’homme accusé de rapport sexuels avec Maria la copte (concubine du Prophète)

Ci-après, voici un exemple illustrant parfaitement l’importance de la confrontation de la sunna attribuée au Prophète au Coran avant de l’authentifier :

بَاب بَرَاءَةِ حَرَمِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ الرِّيبَةِ

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حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ حَدَّثَنَا عَفَّانُ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ أَخْبَرَنَا ثَابِتٌ عَنْ أَنَسٍ أَنَّ رَجُلًا كَانَ يُتَّهَمُ بِأُمِّ وَلَدِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِعَلِيٍّ اذْهَبْ فَاضْرِبْ عُنُقَهُ فَأَتَاهُ عَلِيٌّ فَإِذَا هُوَ فِي رَكِيٍّ يَتَبَرَّدُ فِيهَا فَقَالَ لَهُ عَلِيٌّ اخْرُجْ فَنَاوَلَهُ يَدَهُ فَأَخْرَجَهُ فَإِذَا هُوَ مَجْبُوبٌ لَيْسَ لَهُ ذَكَرٌ فَكَفَّ عَلِيٌّ عَنْهُ ثُمَّ أَتَى النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهُ لَمَجْبُوبٌ مَا لَهُ ذَكَرٌ

بَابُ بَرَاءَةِ حَرَمِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنَ الرِّيبَةِ

ذَكَرَ فِي الْبَابِ حَدِيثَ أَنَسٍ أَنَّ رَجُلًا كَانَ يُتَّهَمُ بِأُمِّ وَلَدِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ، فَأَمَرَ عَلِيًّا – رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ – أَنْ يَذْهَبَ يَضْرِبَ عُنُقَهُ ، فَذَهَبَ فَوَجَدَهُ يَغْتَسِلُ فِي رَكِيِّ ، وَهُوَ الْبِئْرُ ، فَرَآهُ مَجْبُوبًا فَتَرَكَهُ ، قِيلَ : لَعَلَّهُ كَانَ مُنَافِقًا وَمُسْتَحِقًّا لِلْقَتْلِ بِطَرِيقٍ آخَرَ ، وَجَعَلَ هَذَا مُحَرِّكًا لِقَتْلِهِ بِنِفَاقِهِ وَغَيْرِهِ لَا بِالزِّنَا ، وَكَفَّ عَنْهُ عَلِيٌّ – رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ – اعْتِمَادًا عَلَى أَنَّ الْقَتْلَ بِالزِّنَا ، وَقَدْ عَلِمَ انْتِفَاءَ الزِّنَا . وَاَللَّهُ أَعْلَمُ .

Thâbit nous a informé, d’après Anas ibn Mâlik, qu’un homme fut accusé (d’avoir eu une relation) avec Umm al-Walad (Maria la Copte), la concubine du Messager de Dieu (paix sur lui) arrivée à Médine l’an 7 H. Le Prophète dit alors a ‘Alî ibn Abî Ṭâlib : « Va et décapite-le ». ‘Alî parvint jusqu’à lui et le trouva au puits se rafraîchissant avec son eau. ‘Alî lui dit : « Sors ! Il lui tendit sa main et l’extirpa. Il constata alors qu’il était castré et qu’il n’avait pas de verge[1]. ‘Alî le laissa donc puis se rendit auprès du Prophète (paix sur lui) et dit : « Ô Messager de Dieu, il est castré et ne possède pas de verge. » »[2]

Dans ce chapitre du comment d’an-Nawâwî, il est fait mention du hadîth d’Anas dans lequel un homme était accusé d’avoir eu une relation avec Maria la Copte. Le Prophète ordonna donc à ‘Alî (paix sur lui) de le décapiter mais, le trouvant au puits, ‘Alî constata qu’il était castré et n’appliqua pas l’ordre prophétique.

En commentant ce hadîth, certains théologiens dirent : « Il se peut qu’il ait été hypocrite et qu’il méritait d’être tué d’une autre manière (ou alors pour une autre raison), et ceci constitua le motif de son assassinat pour hypocrisie et autre, et non pour adultère. ‘Alî cessa donc avec lui en se basant sur le fait que le tuer était en lien avec l’adultère, alors que ce dernier n’était pas avéré. Dieu est plus savant. »

Nous pouvons déjà préciser que ce hadîth est souvent utilisé par les détracteurs de l’islam, notamment pour donner une mauvaise image du Messager de Dieu Muḥammad qui apparaît ici comme un dictateur ou un chef intransigeant et injuste. En effet, ce récit fait légitimement place à au moins quatre accusations, d’autant qu’il est déclaré « sahîh » par une sommité sunnite en matière de hadîth :

  • Le Messager de Dieu tuait par simple suspicion et sans présentation de témoin confirmant l’acte reproché,
  • Le Messager de Dieu ne jugeait pas selon ce que Dieu a révélé et ordonnait la décapitation sans justice,
  • Le Messager de Dieu accusait sa compagne d’adultère sans élément probant (contrairement à l’histoire de la calomnie de ‘Âïsha),
  • L’éthique et la morale de la compagne du Messager de Dieu est loin d’être irréprochable et elle n’avait aucune estime pour ce dernier.

Bien qu’an-Nawawî et d’autres savants tardifs donnèrent l’explication suivante : « … il se peut qu’il ait été hypocrite et qu’il méritait la mort pour une autre raison… », cela semble totalement incohérent pour plusieurs raisons :

  • ‘Alî, en tant que « bourreau » officiel envoyé par le chef du proto-Etat islamique, aurait dû savoir de quoi il en retournait et le décapiter en connaissance de cause. Mais comme il ne le fit pas, cela témoigne que la peine était bien liée à l’accusation d’adultère (zinâ) selon ce que prétend ce hadîth qui, rappelons-le, est qualifié de «sahîh».
  • De plus, d’autres hadîths montrent que le Messager de Dieu (paix sur lui) ne tuait pas les hypocrites. En effet, lorsque ‘Abdallah ibn Ubay (la tête des hypocrites) a dit : « Par Dieu, si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera assurément sortir le plus humble. » ‘Umar répliqua : « Laisse-moi trancher la tête de cet hypocrite. » Le Messager dit alors : « Laisse-le, afin que les gens ne puissent pas dire que Muḥammad tue ses compagnons » (hadîth sahîh).
  • En outre, selon d’autres hadîths encore, le Prophète (paix sur lui) est décrit comme étant « le Coran qui marche », signifiant par là qu’il est la parfaite incarnation des principes coraniques, que ce soit du point de vue juridique, morale ou éthique. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement alors que Dieu a loué ses mœurs dans le Coran :

وَإِنَّكَ لَعَلَىٰ خُلُقٍ عَظِيمٍ

« Et tu es certes, d’une moralité éminente. »[3

  • Enfin, ajoutons que du point de vue juridique, ce hadîth entre encore en contradiction avec le Coran qui demande, pour toute accusation ou soupçon d’adultère, la présence obligatoire de témoins. En effet, Dieu dit :

وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ وَلَمْ يَكُنْ لَهُمْ شُهَدَاءُ إِلَّا أَنْفُسُهُمْ فَشَهَادَةُ أَحَدِهِمْ أَرْبَعُ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ ۙ إِنَّهُ لَمِنَ الصَّادِقِينَ

« Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes, le témoignage de l’un d’eux doit être une quadruple attestation par Dieu qu’il est du nombre des véridiques. » [4]

Dieu dit :

إنَّ الَّذِينَ جَاؤُوا بِالْإِفْكِ عُصْبَةٌ مِّنكُمْ لَا تَحْسَبُوهُ شَرًّا لَّكُم بَلْ هُوَ خَيْرٌ لَّكُمْ لِكُلِّ امْرِئٍ مِّنْهُم مَّا اكْتَسَبَ مِنَ الْإِثْمِ وَالَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ لَهُ عَذَابٌ عَظِيمٌ – لوْلَا إِذْ سَمِعْتُمُوهُ ظَنَّ الْمُؤْمِنُونَ وَالْمُؤْمِنَاتُ بِأَنفُسِهِمْ خَيْرًا وَقَالُوا هَذَا إِفْكٌ مُّبِينٌ – لوْلَا جَاؤُوا عَلَيْهِ بِأَرْبَعَةِ شُهَدَاء فَإِذْ لَمْ يَأْتُوا بِالشُّهَدَاء فَأُوْلَئِكَ عِندَ اللَّهِ هُمُ الْكَاذِبُونَ –  ولَوْلَا فَضْلُ اللَّهِ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَتُهُ فِي الدُّنْيَا وَالْآخِرَةِ لَمَسَّكُمْ فِي مَا أَفَضْتُمْ فِيهِ عَذَابٌ عَظِيمٌ – إذْ تَلَقَّوْنَهُ بِأَلْسِنَتِكُمْ وَتَقُولُونَ بِأَفْوَاهِكُم مَّا لَيْسَ لَكُم بِهِ عِلْمٌ وَتَحْسَبُونَهُ هَيِّنًا وَهُوَ عِندَ اللَّهِ عَظِيمٌ – و لَوْلَا إِذْ سَمِعْتُمُوهُ قُلْتُم مَّا يَكُونُ لَنَا أَن نَّتَكَلَّمَ بِهَذَا سُبْحَانَكَ هَذَا بُهْتَانٌ عَظِيمٌ – يَعِظُكُمُ اللَّهُ أَن تَعُودُوا لِمِثْلِهِ أَبَدًا إِن كُنتُم مُّؤْمِنِينَ

« Ceux qui sont venus avec la calomnies sont un groupe d’entre vous. Ne pensez pas que c’est un mal pour vous, mais plutôt, c’est un bien pour vous. A chacun d’eux ce qu’il s’est acquis comme pêché. Celui d’entre eux qui s’est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment. ¤ Pourquoi, lorsque vous l’avez entendue [cette calomnie], les croyants et les croyantes n’ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n’ont-ils pas dit : « C’est une calomnie évidente ? » ¤ Pourquoi n’ont-ils pas produit [à l’appui de leurs accusations] quatre témoins ? S’ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès de Dieu, les menteurs. ¤ N’eussent-été la grâce de Dieu sur vous et Sa miséricorde ici-bas comme dans l’au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés, ¤ quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez aucun savoir ; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu’auprès de Dieu cela est énorme. ¤ Et pourquoi, lorsque vous l’entendiez, ne disiez-vous pas : « Nous ne devons pas en parler. Gloire à Toi (ô Dieu) ! C’est une énorme calomnie » ? ¤ Dieu vous exhorte à ne plus jamais revenir à une chose pareille si vous êtes croyants. »[5]

Le Coran n’a donc pas ordonné et permis l’exécution arbitraire d’un homme et l’accusation injuste d’une femme sous prétexte de simples suspicions, à l’inverse de ce que voudrait nous faire croire ce hadîth pourtant qualifié de Ṣaḥîḥ par Muslim. D’ailleurs, comment le Prophète pouvait-il ignorer l’ordre divin alors que les règles en cas d’adultère étaient déjà révélées.

Conséquemment, peut-être pourrions-nous nous interroger sur le fait que de nombreux muḥaddithûn (savants du hadîth), trop concentrés et absorbés par leur discipline, aient pu en oublier la référence permanente et nécessaire au Coran en se focalisant sur la terminologie de la science du hadîth. De même, alors que certaines traces rapportent que des muḥaddithûn ne connaissaient pas le Coran entièrement, on pourrait également supposer que certains spécialistes du hadîth n’avaient pas le réflexe ou étaient dans l’incapacité matériel de se référer continuellement au Livre de Dieu. Ils ont pu ainsi préférer interpréter sans cesse le hadîth pour chercher, parfois en vain, une concordance avec la sharî’a, plutôt que de le rejeter tout bonnement pour cause de contradiction avec la révélation.

En conséquence, à ceux qui répondraient que les principes pour condamner une personne ont été établis par les fuqahâ (juristes), nous répondons cela :

  • D’une part, il s’agit dans cette démarche d’innocenter le Prophète (paix sur lui) d’une telle pratique et d’un tel comportement non-islamique et contraire à la Loi divine.
  • D’autre part, il s’agit de ne pas laisser la porte ouverte à une interprétation abusive et erronée, basée sur un récit pourtant qualifier de « Ṣaḥîḥ », qui permettrait de tuer sur simples suspicions, d’autant que nous constatons ce que peuvent faire certains groupes contemporains.
  • Enfin, il s’agit de redonner la priorité absolue à la non-contradiction avec le Coran pour authentifier ce qu’on attribue au Prophète, plutôt que de chercher des interprétations parfois farfelues et incohérentes, au risque de s’éloigner de la sagesse coranique.

Que Dieu nous permette de comprendre.

Rédaction LVDH

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COMPLEMENT D’INFORMATION

Il est à noter qu’an-Nawawî ne mentionne nullement un savant qui aurait affaibli ce hadith et Ibn al-Qayyim al-Jawziyya a dit dans Zâd al-Ma’ad :

وَقَدْ أَشْكَلَ هَذَا الْقَضَاءُ عَلَى كَثِيرٍ مِنَ النَّاسِ ، فَطَعَنَ بَعْضُهُمْ فِي الْحَدِيثِ ، وَلَكِنْ لَيْسَ فِي إِسْنَادِهِ مَنْ يُتَعَلَّقُ عَلَيْهِ ، وَتَأَوَّلَهُ بَعْضُهُمْ عَلَى أَنَّهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَمْ يُرِدْ حَقِيقَةَ الْقَتْلِ ، إِنَّمَا أَرَادَ تَخْوِيفَهُ لِيَزْدَجِرَ عَنْ مَجِيئِهِ إِلَيْهَا . قَالَ : وَهَذَا كَمَا قَالَ سُلَيْمَانُ لِلْمَرْأَتَيْنِ اللَّتَيْنِ اخْتَصَمَتَا إِلَيْهِ فِي الْوَلَدِ :  » عَلَيَّ بِالسِّكِّينِ حَتَّى أَشُقَّ الْوَلَدَ بَيْنَهُمَا  » ، وَلَمْ يُرِدْ أَنْ يَفْعَلَ ذَلِكَ ، بَلْ قَصَدَ اسْتِعْلَامَ الْأَمْرِ مِنْ هَذَا الْقَوْلِ ، وَلِذَلِكَ كَانَ مِنْ تَرَاجِمِ الْأَئِمَّةِ عَلَى هَذَا الْحَدِيثِ : بَابُ الْحَاكِمِ يُوهِمُ خِلَافَ الْحَقِّ لَيُتَوَصَّلَ بِهِ إِلَى مَعْرِفَةِ الْحَقِّ ، فَأَحَبَّ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَعْرِفَ الصَّحَابَةُ بَرَاءَتَهُ ، وَبَرَاءَةَ مارية ، وَعُلِمَ أَنَّهُ إِذَا عَايَنَ السَّيْفَ ، كَشَفَ عَنْ حَقِيقَةِ حَالِهِ ، فَجَاءَ الْأَمْرُ كَمَا قَدَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ .

وَأَحْسَنُ مِنْ هَذَا أَنْ يُقَالَ : إِنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَ عليا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ بِقَتْلِهِ تَعْزِيرًا لِإِقْدَامِهِ وَجُرْأَتِهِ عَلَى خَلْوَتِهِ بِأُمِّ وَلَدِهِ ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لعلي حَقِيقَةُ الْحَالِ ، وَأَنَّهُ بَرِيءٌ مِنَ الرِّيبَةِ ، كَفَّ عَنْ قَتْلِهِ ، وَاسْتَغْنَى عَنِ الْقَتْلِ بِتَبْيِينِ الْحَالِ ، وَالتَّعْزِيرُ بِالْقَتْلِ لَيْسَ بِلَازِمٍ كَالْحَدِّ ، بَلْ هُوَ تَابِعٌ لِلْمَصْلَحَةِ دَائِرٌ مَعَهَا وُجُودًا وَعَدَمًا .

En somme, le jugement proféré dans le hadîth a posé des problèmes à beaucoup de gens. Certains voulurent l’affaiblir, mais personne dans la chaîne de transmission ne peut faire l’objet de critique. D’autres l’ont interprété en disant que le Prophète ne voulait pas véritablement le tuer, mais qu’il voulait l’effrayer pour l’éloigner d’elle. Mais c’est ici une tentative explicite de conciliation, au risque de dire n’importe quoi. En effet, si tel fut le cas, il semble évident, à la lecture du récit, que ‘Alî n’avait pas du tout compris qu’il s’agissait d’effrayer l’homme. Ils disent également que le Prophète a voulu agir comme Salomon lorsqu’il menaça de couper en deux l’enfant qui était disputé par deux femmes, mais qu’il ne voulait pas le faire véritablement. D’autres imâms sont passés maîtres dans les galipettes intellectuelles en mettant comme titre à ce hadîth : chapitre du juge qui fait imaginer le contraire de la vérité afin de parvenir par cela a la vérité. Mais Ibn al-Qayyim affirme que le mieux est que l’on dise que le Prophète (paix sur lui) a ordonné à ‘Alî de le tuer pour appliquer le ta’zîr (sentences non instituées par le Coran), car il avait osé entrer dans son intimité avec la Umm al-Walad. Quand ‘Alî constata la vérité de la situation, il ne le tua pas et n’appliqua donc pas le ta’zîr[6].

[1] Est-ce à dire qu’il ne portait pas de vêtement couvrant ses parties intimes ?

[2] Commentaire d’an-Nawawî du Ṣaḥîḥ Muslim, chapitre de la disculpation de la femme du Prophète (paix sur lui).

[3] Coran (al-Qalam 68/4)

[4] Coran (an-Nûr 24/6) : sourate révélée après l’an 5-6.

[5] Coran (an-Nûr 24/11 à 17)

[6] On se demandera au passage comment on peut appliquer un ta’zir en contradiction avec les injonctions coraniques…

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