Remise en question des douze Imâms «infaillibles» (1/2)

REMISE EN QUESTION DES DOUZE IMÂMS « INFAILLIBLES » DANS LE CHIISME (duodécimain) – 1/2

Traduction d’un extrait du livre intitulé Avec les imamites, concernant l’Imâmah et l’infaillibilité (traduction) par le Shaykh zaydite ‘Abdullah Ibn al Ḥusayn Ibn Muḥammad al Kubasî ad Daylamî

Sache qu’il n’est pas valide de prendre pour argument des Ḥadîths dits « singuliers » (Aḥâd) dans les fondements de la religion (Uṣûl ad Dîn), car ce qui est demandé en la matière est la science certaine (al ‘Ilm), et non ce à quoi il fait face, à savoir la probabilité (Az Ẓann). Or, obtenir la certitude avec le (Ḥadîth) Aḥâd est difficile dans la mesure où il n’indique que la probabilité (Ẓann). C’est pour cela que les savants des Uṣûl al Fiqh (fondements du droit) ont stipulé que le Ḥadîth qui requiert la notoriété – étant donné la responsabilité générale (‘Umûm at Taklîf) liée à son information – mais qui n’est pas connu, alors il n’est pas valable de le prendre comme argument dans les branches juridiques (Al Furû’) et, de surcroît, dans les fondements (Uṣûl). Cela s’explique par son caractère non probant. Certes, ils divergèrent sur son application (al ‘Amal bihi) dans les branches (juridiques) et sur le fait que le sens (du Ḥadîth) s’applique à tous les individus responsables (Al Mukallifûn) : certains permirent (son utilisation) et d’autres le rejetèrent.

Lorsque tu sais cela, sache que les (Chiites) Imamites prétendent que l’Imâmah après le Messager de Dieu (paix sur lui) réside en douze Imâms. Or, (pour affirmer cela) il faut que le texte sur l’Imâm soit nécessairement un texte explicite mentionnant le nom de l’Imâm en question, celui de son père et son statut d’Imâm (Imâmah).

Nous (les Zaydites) sommes d’accord avec eux sur l’Imâmah de ‘Alî Ibn Abî Ṭâlib (paix sur lui) qui est clairement mentionné par le Prophète (paix sur lui ainsi que sur sa famille) le jour de Ghadîr al Khumm (الغدير الخم)[1]. Le Ḥadîth d’Al Ghadîr est Mutawâtir (notoire) et son sens est indiscutable (Qat’î)[2]. Nous sommes également d’accord avec l’Imâmah de l’Imâm Al Ḥasan Ibn ‘Alî et celui de l’Imâm Al Ḥusayn (paix sur eux) étant donné le Ḥadîth des « deux lourds » – ath Thaqalayn (الثقلين)[3], celui du bateaux – As Safînah (السفينة)[4], qui sont tous deux Mutawâtir, et d’autres qui leur sont similaires.

Toutefois, nous divergeons avec eux (Imamites) après l’Imâm Al Ḥusayn, car nous ne prétendons pas détenir des textes du Prophète en dehors des trois susmentionnés, et qu’il n’existe ni texte évident ni caché (à ce sujet). Les (Chiites) Imamites prétendent que le Prophète a exprimé des propos clairs rapportés par un Ḥadîth qui, selon eux, serait Mutawâtir (notoire). Dans ce texte, il serait alors mentionné les noms des douze Imâms, le premier d’entre eux étant ‘Alî Ibn Abî Ṭâlib (paix sur lui) et le dernier étant Muḥammad Ibn al Ḥasan al ‘Askarî. Ils rapportèrent à ce sujet des Ḥadîths auxquels ils attribuèrent le caractère de notoire (Mutawâtir) et donc l’indication de la science serait certaine.

Toutefois, nous nions que leurs Imâms soient mentionnés textuellement et que le texte les concernant soit Mutawâtir, car la notoriété n’est pas effective. De plus, il est possible pour les Imamites de s’accorder sur le mensonge et ce, à cause du renforcement de leur innovation par l’intermédiaire du pouvoir abbasside[5].

Le notoire (Tawâtur) est la transmission d’un groupe de gens à un autre groupe de gens de sorte qu’il soit raisonnablement impossible de concevoir qu’ils se soient coalisés pour mentir. Or, dans ce cas, il n’est pas irrationnel d’imaginer le mensonge. En effet, si tel n’était pas le cas, cela se serait répandu dans la Ummah entière et serait devenu notoirement célèbre en son sein.

Ci-après, voici les raisons pour lesquels nous rejetons la validité et le caractère notoire du Ḥadîth (auquel ils font référence) :

  1. Leur divergence après la mort de chaque Imâm.

Ceci indique fortement la non validité (Ṣiḥḥah) du texte sur l’imâmah des (douze) Imâms auquel les Imamites attribuent le caractère notoire. En effet, il est impossible qu’ils divergent sur un Imâm en présence de textes notoires qui stipulent les noms des Imâms et ce, que ce Tawâtur se soit réalisé chez eux ou avec d’autres. Leur divergence ici n’est pas comme celle entre les Sunnites et les Chiites sur l’Imâmah de l’Imâm ‘Alî (paix sur lui) et ce, à cause de l’accord (des deux courants) sur le caractère notoire du Ḥadîth d’Al Ghadîr ou d’autres comme celui du Ḥadîth du « bateau » ou des « deux lourds », même s’ils divergent quant à son sens.

  1. Les Imamites sont en désaccord sur l’Imâm succédant à ‘Alî ibn Mûsâ ar Riḍâ (paix sur lui).

Ceux qui affirment l’Imâmah de ‘Alî ibn Mûsâ ar Riḍâ se sont divisés en trois groupes :

  • Ceux qui se sont arrêtés à ‘Alî ibn Mûsâ ar Riḍâ à cause de sa mort à Tus (ville d’Iran).
  • Ceux qui sont revenus sur son Imâmah et qui déclarèrent l’Imâmah d’Aḥmad ibn Mûsâ.
  • Ceux qui ont déclaré l’Imâmah de Muḥammad ibn ‘Alî. Il était en bas âge. La majorité dit que son âge était de huit ans. Et parmi eux ceux qui se sont abstenus et ont dit qu’il fut Imâm dans le sens où il le deviendrait, et non dans le sens où il le fut en ce temps[6].
  1. Ils divergèrent sur le douzième Imâm.

 Il y a ceux qui le nomment et qui ne le nomment pas. Ils rapportent sur cela des Akhbâr (informations). Il y a également ceux qui authentifient de façon certaine sa naissance et d’autres qui nient la science certaine à ce sujet et disent à propos de sa gouvernance : sa naissance n’est pas connue[7].

  1. Ils divergèrent après la mort d’Al Ḥasan al ‘Askarî.

Il y a ceux qui disent qu’Al Ḥasan al ‘Askarî n’est pas mort car s’il était décédé sans enfant connu, cette époque serait alors vide d’Imâm infaillible et cela n’est pas possible [dans la croyance chiite].

Il y a également ceux qui disent qu’il est décédé mais qu’il reviendra : c’est ce qui est visé quand il est dit qu’il apparaîtra après la mort.

Il y a encore ceux qui disent qu’il ne viendra pas, mais qu’il donna la responsabilité de la Ummah à son frère Ja’far. Ici, d’autres affirment qu’il enjoignit cela à son frère Muḥammad.

D’aucuns disent qu’Abû Muḥammad est mort sans laisser d’enfant connu, mais en ayant laissé certaines de ses servantes enceintes et il y a d’autres divergences après la mort d’al Ḥasan al ‘Askarî[8] et après la mort de Mûsâ ibn Ja’far chez les (factions) Nawursiyyah, Al Fatḥiyyah, Sumatiyyah, Tafiyyah, Yarmuqiyyah, Aqmisiyyah, Tamimiyyah[9] et beaucoup d’autres en dehors de cela.

Dirigez-vous si vous le voulez vers le livre Firaq as Shi’ah (les groupes/factions chiites) d’An Nubakhtî : il fut contemporain de l’époque de la petite occultation (Al Ghaybah as Ṣughrah) et lisez ses déductions. On constate qu’il n’affirme pas l’Imâmah d’un Imâm, excepté s’il est l’aîné des enfants de l’Imâm qui le précède[10]. De même, on trouve qu’il est impossible que l’Imâm meure et qu’il n’ait pas d’enfant, et il n’est pas permis que l’Imâmah se déplace vers une autre lignée[11]. Ainsi, l’Imâm est un enfant, infaillible et son occultation est (justifiée) pour différentes raisons…

Lisez l’argumentation d’Al Baḥranî : vous constaterez qu’il développe le raisonnement davantage à partir de certains Ḥadîths et leurs règles. Et c’est ainsi que sont apparues les preuves et les Ḥadîths.

Cette divergence existante entre les Imamites n’est pas seulement due à l’amour de l’argent et du prestige comme la stipuler l’auteur (chiite) du livre Al Imâmah wat Tabsirah min al Ḥayrah, mais elle est due également à leurs divergences dans les règles, les preuves et leur validité. La preuve que les Imamites ont textuellement authentifié certains transmetteurs faisant partie (du groupe) d’Al Waqifiyya[12] tels que ‘Alî ibn Muḥammad ibn ‘Alî ibn ‘Umar ibn Rabâḥ ibn Qays ibn Salim Abû al Qâsim est ce qu’An Najashî a dit à son sujet : « (il est) fiable dans le Ḥadîth, il est Waqif de Madhhab (Waqifiyyah), Ṣaḥîḥ de Riwâyah (transmission authentique) et on s’appuie sur ce qu’il transmet[13] ».

De même, à propos de ‘Abd al Karîm ibn ‘Amr ibn Ṣâliḥ al Khat’amî, An Najashî a dit : « Il rapporte selon Abû ‘Abdillah et Abû al Ḥasan (paix sur eux), puis il s’arrêta à Abu al Ḥasan (paix sur lui) – (il est devenu Wâqifî). Il était très fiable, très fiable, une source ![14] et ‘Alî ibn al Ḥasan ibn Muḥammad at Ṭâ`î était Faqîh, fiable dans le Ḥadîth et faisait partie des élites des Waqifah. »[15].

Parmi eux il y a celui qui est revenu sur son Madhhab, à l’instar de ‘Abd ar Raḥmân ibn al Ḥajjâj al Bajalî[16]. Si la cause (qu’il soit devenu Wâqifî) était l’amour des biens et du prestige, ils n’auraient pas fait leur éloge.

Ce qui indique que leur divergence est due au mystère entourant leur Madhhab et qui indique l’inexistence de texte sur les Imâms en général ou avec leur nom (spécifié), est ce qui s’est passé avec les savants chiites et leurs Fuqahâ (juristes), ainsi que pour ‘Abdullah ibn Bukayr et ‘Amar ibn Mûsâ as Sabatî[17] (selon leurs prétentions), concernant leurs paroles sur l’Imâmah de ‘Abdullah ibn Ja’far (Al Aftaḥ)[18], puis leur retour concernant son Imâmah pour celui de (son frère), à savoir l’Imâm ar Riḍâ (paix sur lui), et d’autres que cela.[19]

An Nubakhtî a dit : « Certains d’entre eux ont vu des choses de la part d’Abû al Ḥasan ar Riḍâ[20] (paix sur lui) qui lui octroyèrent de manière indiscutable l’Imâmah[21]. L’auteur de Muntahâ al Âmâl fî Tarîkh an Nabî wal Âl : « Certains chiites sont restés indécis (sont restés perplexes)[22] concernant Al Jawâd[23] et ce, à cause de son jeune âge, jusqu’à ce que les savants chiites, leurs élites, leurs nobles et les meilleurs d’entre eux partirent pour le Ḥajj. Après avoir terminé les rites du pèlerinage, ils se rendirent chez Abû Ja’far (Al Jawâd) et acceptèrent son Imâmah à cause de la profusion de sa science abondante et ce dont ils étaient témoins comme miracles et prodiges (selon leurs prétentions). (Après cela), toute trace de doute ou d’ambiguïté disparue alors de leur esprit. »[24]

تَحَيَّرَ بعض الشيعة في الجواد وذلك لصغر سنه حتى توجه علماء الشيعة وأفاضلهم وأشرافهم وأماثلهم إلى الحج فبعد أن أنهوا مناسك حجهم دخلوا على أبي جعفر فأقروا بإمامته من كثرة ما رأوه من وفور علمه وما شهدوه من معجزاته وكراماته و زال عنهم أي أثر من شك أو شبهة راودت خواطرهم

Le Shaykh At Ṭûsî a mentionné selon Shahawayh que ‘Abdullah al Julabî a dit : « Je rapportais du père d’Al Ḥasan al ‘Askarî (paix sur lui) des narrations qui mentionnaient sur fils, Abû Ja’far. Lorsque Abû Ja’far disparu, j’étais inquiet à cause de cela, je suis resté perplexe, je ne savais pas ce qu’il adviendra… »[25]

ذكر الشيخ الطوسي عن شاهويه عن عبدالله الجلابي أنه قال : »كنت رويت عن أبي الحسن الحسن العسكري (الأول ) عليه السلام في أبي جعفر ابنه روايات تدل عليه فلما مضى أبو جعفر قلقت لذلك و بقيت متحيراً  فلا أدري ما يكون الى…إلخ »

Aḥmad ibn Isḥâq a dit : « Je suis entré un jour chez Abû Muḥammad (paix sur lui) qui m’a dit : « Ô Aḥmad, qu’avaient les gens à son sujet comme doute et inquiétude ?  (il voulait parler de son fils qui surviendrait après lui). J’ai dit : « Lorsqu’est parvenue la lettre (annonçant) la naissance de notre maître (paix sur lui), il n’est pas resté un homme, une femme ou jeune d’entre nous ayant atteint la raison, sans qu’il ne dise la vérité. Il dit (paix sur lui) : « Ne savez-vous pas que la terre ne peut être dénuée d’une Ḥujjah (guidée/preuve) – [c’est-à-dire d’un Imâm] – d’Allah le Très haut ? »[26]

و عن أحمد بن اسحاق أنه قال : « دخلت يوماً على أبي محمد عايه السلام فقال لي : يا أحمد ما كان الناس فيه من الشك و الإرتياب؟ (يريد ولده القائم بعده)، قلت : لما ورد الكتاب بمولد سيدنا عليه السلام لم يبق منا رجل و لا امرأة و لا غلام بلغ الفهم إلا قال بالحق. » فقال عليه السلام : « أما علمتم أن الأرض لا تخلو من حجة لله تعالى؟ « (1)

 Je dis : Ces narrations (précédentes) et d’autres témoignent de la profondeur du doute et de l’incertitude dans lequel (les Imamites) étaient. Elles indiquent également que la cause de l’incertitude et du doute est le mystère entourant l’Imâmah chez eux. Elles indiquent encore l’inexistence de textes mentionnant les Imâms, sinon il aurait dit : « Ne savez-vous pas que la terre ne peut être dénué d’une preuve (sous-entendu un Imâm), ne connaissez-vous pas le Ḥadîth notoire indiquant son Imâmah ? ».

De même, observe l’hésitation des chiites concernant « Al Jawâd » jusqu’à ce qu’ils prétendent que leur cœur ne fut pas tranquille tant qu’il n’y aurait pas de miracle, ce dernier étant en ce temps l’unique preuve indiquant l’Imâm.

Le doute et l’incertitude n’ont alors cessé de les envahir jusqu’à ce que, selon leurs prétentions, ses miracles et ses prodiges ne survinrent. Le doute n’a cessé d’être avec eux bien qu’ils prétendent suivre des Ḥadîths notoire (Mutawâtir) citant l’Imâm et son nom et ce, alors même que l’incertitude avait gagné les savants chiites (de cette époque), leurs élites, leurs nobles et les meilleurs d’entre eux ! C’est ce qui témoigne que l’avis disant qu’il est obligatoire qu’apparaisse le miracle et la désignation de l’Imâm venant avant lui n’était pas mémorisée, assimilée et était une preuve secondaire.

Observe les savants chiites, leurs Fuqahâ, ‘Abdullah ibn Bukayr et ‘Amar ibn Mûsâ dans leurs avis concernant l’Imâmah de ‘Abdullah ibn Ja’far, puis leur retour sur cet avis pour celui d’Ar Riḍâ (paix sur lui)[27]. Ce changement d’avis pour celui de l’Imâmah d’Ar Riḍâ (paix sur lui) n’était pas dû aux textes, mais plutôt, selon leurs prétentions, ils virent certains miracles qui affirmèrent indiscutablement son Imâmah, alors que la cause de leur incertitude et leurs paroles concernant l’Imâmah de ‘Abdullah étaient dû à des narrations qui stipulaient que ce dernier se trouvait chez l’aîné des enfants de l’Imâm.

Que Dieu nous permette de comprendre.

Rédaction LVDH

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[1] Note LVDH – Voici le Hadîth en question :

 فقال: أيها الناس من أولى الناس بالمؤمنين من أنفسهم؟ قالوا: الله ورسوله أعلم، قال: إن الله مولاي وأنا مولى المؤمنين وأنا أولى بهم من أنفسهم فمن كنت مولاه فعلي مولاه، يقولها ثلاث مرات، وفي لفظ أحمد إمام الحنابلة: أربع مرات ثم قال: اللهم والِ من والاه، وعادِ من عاداه، وأحبَّ من أحبّه، وأبغض من أبغضه، وانصر من نصره، واخذل من خذله، وأدر الحق معه حيث دار، ألا فليبلغ الشاهد الغائب، ثم لم يتفرقوا حتى نزل أمين وحي الله بقوله: الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينًا. فقال رسول الله صلى الله عليه وآله: الله أكبر على إكمال الدين، وإتمام النعمة، ورضى الرب برسالتي، والولاية لعلي من

Voici la version d’Ahmad :

  احمد بن حنبل : أبو عبد الله احمد بن حنبل بن هلال الشيباني ، المتوفى سنة : 241 هجرية ، عن البراء بن عازب ، قال : كنا مع رسول الله ( صلَّى الله عليه و آله ) في سفر فنزلنا بغدير خم ، فنودي فينا الصلاة جامعة ، وكُسح لرسول الله ( صلَّى الله عليه و آله ) تحت شجرتين فصلى الظهر و اخذ بيد علي ( رضي الله عنه ) فقال :  » ألستم تعلمون أني أولى بالمؤمنين من أنفسهم  » ؟

قالوا : بلى

قال :  » ألستم تعلمون أني أولى بكل مؤمن من نفسه  » ؟

قالوا بلى

فاخذ بيد علي فقال :  » من كنت مولاه فعلي مولاه ، اللهم والِ من والاه و عادِ من عاداه

 فلقيه عمر بعد ذلك فقال له : هنيئا يا ابن أبي طالب أصبحت و أمسيت مولى كل مؤمن و مؤمنة

 مسند احمد بن حنبل : 4/ 281 ، طبعة : دار صادر / بيروت

***

ففي مسند أحمد بن حنبل – (ج 1 / 119) عبد الرحمن بن أبي ليلى قال : شهدت علياً في الرحبة ينشد الناس: أنشد الله من سمع رسول الله يقول يوم غدير خم من كنت مولاه فعلى مولاه لما قام فشهد قال عبد الرحمن فقام اثنا عشر بدريا كأني أنظر إلى أحدهم فقالوا نشهد انا سمعنا رسول الله يقول يوم غدير خم ألست أولى بالمؤمنين من أنفسهم وأزواجي أمهاتهم فقلنا بلى يا رسول الله قال فمن كنت مولاه فعلى مولاه اللهم وال من والاه وعاد من عاداه )

Le Hadîth est long, mais le Prophète (paix sur lui) dit (dans le sens) : « Celui dont je suis le Mawlâ, ‘Ali est dédormais son Mawlâ. Allah sois le Mawlâ de celui qui le prend comme Mawlâ et l’ennemi de celui qui le prend comme ennemi ».

Le terme « Mawlâ » sera étudié dans un prochain article dédié à ce Hadîth.

[2] Note LVDH : Même si effectivement le Ḥadîth serait Mutawâtir, on peut tout de même s’interroger sur le sens Qaṭ’î du Ḥadîth en question qui ne stipule pas explicitement que ‘Alî (paix sur lui) doive être le successeur du Messager. On peut trouver cela logique éventuellement, mais il semble difficile de le prouver de manière irréfutable avec ce texte. Nous traiterons ce Hadîth dans une prochaine publication.

[3] Note LVDH – Voici le Hadîth en question :

« (…) Je laisse parmi vous deux lourdes choses : la première est le Livre d’Allah qui contient la guidante et la lumière (…) et mes proches. Je vous les recommande au nom d’Allah, je vous les recommande au nom d’Allah, je vous les recommande au nom d’Allah ».

Ceci est la version de Muslim (résumée), et il existe d’autres versions allant dans le même sens.

[4] Note LVDH – Voici le Hadîth en question :

مثل أهل بيتي كسفينة نوح من ركبها نجا ومن تخلف غرق

« Ma famille est comme le navire de Nûḥ ; celui qui monte dessus est sauvé et celui qui s’y refuse péri. »

 [5] Note LVDH (d’après Henri Laoust, Hérésiographie sous les Abbassides, 1967 : «(La) politique de restauration sunnite, à laquelle le calife al-Mutawakkil (232-247/847-861) attacha son nom, ne fut cependant pas, dans le siècle qui suivit sa mort, jusqu’à l’arrivée des Bouyides à Bagdad en 334/945, méthodiquement appliquée. Le califat, qui n’eut jamais une politique religieuse bien nette, ne put, d’autre part, empêcher une lente pénétration du chiisme dans ses bureaux et son armée. Cette longue période de crise, de 247/862 à 334/945, fut par excellence celle des agitations schismatiques, parfois extrémistes, et aussi des recherches de compromis et d’équilibres. Le régime bouyide (334-447/945-1055), favorable au chiisme mais incapable d’abattre le califat, fut l’âge d’or de la littérature imamite, avec des théologiens souvent doubles de littérateurs, dont les œuvres n’ont pas encore été suffisamment étudiées, comme le chérif al-Radï (m. 406/1016), le cheykh al-Mufïd (m. 413/1023), le chérif al-Murtadâ (m. 436/1045) ou Abu Ja’far al-Tûsï (m. 460/1068), qui furent tous profondément engages dans la vie politique du temps. »

[6] Firaq as Shi’ah d’An Nubakhtî (p. 77 à 111).

[7] Firaq as Shi’ah d’An Nubakhtî (p. 77 à 111).

[8] Firaq as Shi’ah d’An Nubakhtî et An Najât fîl Qiyâmah fî Taḥqîq amru al Imâmah de Haytham al Bahranî, mort en 699 h : 174, 175, 176.

[9] Source précédente. Quant au propos de celui qui affirmerait qu’il suffit comme preuve pour démontrer la fausseté de ces Madhâ`ib (écoles) la disparition de leurs partisans et leur déclin, nous répondons : cela est vrai, mais ce n’est pas un argument de l’inexistence de la divergence (en la matière).

[10] Note LVDH : On s’interrogera sur le bien-fondé de cette condition consistant à suivre l’aîné uniquement ? D’ailleurs, si telle est la règle, pourquoi avoir déterminé que les « douze Imâms » s’inscrivent dans la descendance du cadet Al Ḥusayn, et non dans celle du fils aîné de ‘Alî, à savoir Al Ḥasan ? Qui a proclamé cela ? Quelle source a autorité pour instaurer cette condition, sachant qu’elle est contredite à la base ?

[11] Note LVDH : C’est pourtant ce qui s’est passé en passant à la lignée d’Al Ḥusayn…

[12] Note LVDH : la Waqifiyyah ou Waqifah est un Madhhab chiite ou un mouvement qui a innové selon certains duodécimains et ce, à l’époque même des Imâms. C’est un groupe qui s’arrêta (Tawaqqafu) dans la ligné des Imâms à l’Imâm Mûsâ al Kâẓim (paix sur lui) lorsqu’il mourut, et ne crut pas en l’Imâmah de son fils ‘Alî ibn Mûsâ ar Riḍâ (paix sur lui). Mais ils dirent plutôt que l’Imâm al Kâẓim (paix sur lui) était vivant, qu’on lui octroyait sa subsistance, que c’était lui le Qâ’im (Al Mahdî) de la famille de Muḥammad (paix sur lui) et que son occultation était similaire à celle de Mûsâ ibn ‘Imrân vis-à-vis de son peuple. Ils dirent également qu’il n’était pas mort, qu’il vivait dans l’occultation et qu’il reviendrait par la permission d’Allah. Ils s’arrêtèrent à l’Imâmah de Mûsâ ibn Ja’far (paix sur lui) et n’allèrent au-delà pour aucun autre. Cela est contraire aux chiites imamites (duodécimains) qui déclarent l’Imâmah des douze Imâms, c’est-à-dire même ceux après l’Imâmah de Ja’far as Ṣâdiq.

[13] Kitâb an Najashî (2/86 n° 677)

[14] An Najashî (2/62)

[15] An Najashî (2/78)

[16] An Najashî (2/50)

[17] Note LVDH : ‘Abdullah ibn Bukayr Ash Shîbânî est un transmetteur de Ḥadîths, compagnon des Imâms, fiable dans la transmission du Ḥadîth, mais appartenant au Madhhab « Fatḥiyyah » chiite considéré comme divergent eet aujourd’hui disparu. La « Fatḥiyyah » déclarait l’Imâmah de ‘Abdallah ibn Ja’far « Al Aftah » au lieu de celle de Mûsâ ibn Ja’far. Les grands historiens chiites disent qu’après la mort de Ja’far as Ṣâdiq, la majorité des chiites, et pas seulement les gens du commun mais la majorité de leurs savants et de leur Fuqahâ, devinrent « Fatḥiyyah » (voir « Firaq as Shi’ah » d’An Nubakhtî, p.66).

قالت الفطحية الاِمامة بعد جعفر في ابنه عبد اللّه بن جعفر الاَفطح .. ، فمالَ إلى عبد اللّه والقول بإمامته جُلَّ من قال بإمامة أبيه جعفر الصادق غير نفر يسير عرفوا الحقّ ..

 On dit que les Fatḥiyyah, sauf un groupe d’entre eux, revinrent sur leur avis concernant l’Imâmah de ‘Abdallah ibn Ja’far suite à la mort de ce dernier.

[18] Note LVDH : ‘Amar ibn Mûsâ as Sabatî, le Koufite, Faqîh, fiable dans la transmission, faisant partie du Madhhab « Fatḥiyyah », présent dans les chaines de beaucoup de narrations des Ahl al Bayt (443 à peu près et est resté dans la Fatḥiyyah jusqu’à sa mort.

‘Abdallah ibn Ja’far al Aftaḥ est le plus grand des fils de Ja’far as Ṣâdiq après Ismâ’îl, il est à l’origine du Madhhab « Fatḥiyyah ». D’ailleurs, son cas contredit une nouvelle fois la règle d’An Nubakhtî car, alors qu’il fut l’aîné, on discuta son Imâmah pour celle de son frère cadet.

[19] Firaq ash Shî’ah (79) et An Najat fi Yawm al Qiyâmah fi Taḥqîq Amr al imâmah » (p. 174)

[20] Note al Amânah : Abû al Ḥasan ‘Alî ibn Mûsâ ar Riḍâ, 8ème Imâm infaillible. (148-203 h.)

[21] Firaq as Shi’ah d’An Nubakhtî (p.82), selon leur prétention.

[22] Note LVDH : Comment expliquer cette indécision s’il existe un texte Mutawâtir ?

[23] Note LVDH : Neuvième Imâm infaillible, selon les chiites.

[24] Muntahâ al Âmâl (2/423)

[25] Muntahâ al Âmâl (2/508) et « Al Ghaybah » Ḥadîth n° 167

[26] Muntahâ al Âmâl (2/544)

[27] Firaq ash Shî’ah p. 82 et Rijâl al Kushî p. 219.

 

Texte en arabe :

الإمـامـة

الفصل الأول

النص على أسماء الأئمة

إعلم أنه لا يصح الاستدلال بالحديث الآحادي في أصول الدين لأن المطلوب فيها العلم الذي يقابل الظن وهو متعذرُ في الآحادي لأنه لا يفيد إلا الظن ، ولهذا نص علماء أصول الفقه على أن الحديث إذا استلزم الشهرة – أي عموم التكليف – ولم يشتهر فلا يصح الاستدلال به في الفروع فضلاً عن الأصول لعدم حجيته ، نعم ؛ إختلفوا في العمل به في الفروع وكان مدلول الحديث يستلزم العمل به من جميع المكلفين ، فأجازه بعضٌ ورده آخرون .

فإذا عرفت هذا فاعلم أن الإمامية تدّعي أن الإمامة بعد رسول الله صلى الله عليه وآله وسلم في اثني عشر إماماً ، وأن النص على الإمام لا بد أن يكون نصاً جلياً من ذكر اسم الإمام وأبيه وإمامته ، ونحن نتفق معهم في إمامة علي بن أبي طالب عليه السلام المنصوص عليه من قبل النبي صلى الله عليه وآله وسلم في يوم الغدير وحديث الغدير حديثٌ متواترٌ ومدلوله قطعي ، وفي الإمام الحسن بن علي والإمام الحسين عليهما السلام لحديث الثقلين والسفينة المتواترين ونحوهما ، ونختلف معهم بعد الإمام الحسين ،لأننا لا ندعي نصوصاً من النبي صلى الله عليه وآله وسلم في غير الثلاثة للإفراد لا نصاً جلياً ولا خفياً ، وادعت الإمامية أن النبي صلى الله عليه وآله وسلم نص نصاً جلياً في حديثٍ متواترٍ على حد زعمهم ذكر فيه أسماء الأئمة الاثني عشر أولهم الإمام علي بن أبي طالب عليه السلام وآخرهم محمد بن الحسن العسكري ، ورووا في ذلك أحاديث زعموا أنها متواترةٌ تفيد العلم ، ونحن أنكرنا أن تكون إمامتهم منصوصاً عليها وأن النص عليهم متواترٌ وذلك لأن التواتر غير حاصلٍ لهم والإمامية يمكن أن تتواطأ على الكذب وذلك لتقوية بدعتهم بواسطة الحكومة العبّاسية

والتواتر هو نقل جماعةٍ عن جماعة بحيث يحيل العقل عن تواطؤهم على الكذب ، والعقل لا يحيل التواطؤ هنا ولو كان لاشتهر بين الأمة

:وأنكرنا صحة وتواتر الحديث لأمور

:الأول

إختلافهم بعد موت كل إمام ، فهو يدل دلالةً قويةً على عدم صحة النص على إمامة الأئمة الذي تدّعي الإمامية تواتره ، إذ لا يمكن أن يختلفوا على إمامٍ مع وجود نصوصٍ متواترة تنصّ على أسماء الأئمة سواء كان هذا التواتر حاصلاً لهم أو مع غيرهم . واختلافهم هذا ليس كاختلاف السنة والشيعة في إمامة الإمام علي عليه السلام لاتفاقهم على تواتر نصّ حديث الغدير ، أو غيره كحديث السفينة والثقلين وإن اختلفوا في مدلوله

فقد اختلفت الإمامية في الإمام الذي بعد علي بن موسى الرضا عليه السلام ، فالذين قالوا بإمامة علي بن موسى الرضا افترقوا ثلاث فرق ؛ منهم من وقف على علي بن موسى لظهور موته بطوس ، ومنهم من رجع عن إمامته وقالوا بإمامة أحمد بن موسى ، ومنهم من قالوا بإمامة محمد بن علي وكان صغير السن وأكثر القائلين بأن عمره ثمان سنوات ، ومنهم من تحاشى عن هذه المقالة و قال إنه إمامٌ على معنى أنه سيصير إماماً لا أنه إمامٌ في تلك الحال ( 1

واختلفوا في الثاني عشر ؛ فمنهم من يسميه ومنهم من لا يسمّيه ورووا في ذلك أخباراً ، ومنهم من يصحّح العلم بولادته ومنهم من ينفي العلم بذلك ويقول في إمارته : لا تكون ولادته معلومة(2

واختلفوا بعد موت الحسن العسكري ؛ فمنهم من قال أن الحسن العسكري لم يمت لأنه لو مات وليس له ولدٌ ظاهر لخلا الزمان عن الإمام المعصوم ، وذلك غير جائز ، ومنهم من قال أنه مات لكنه سيجيء وهو المعنيّ بكونه قائماً بعد الموت ، ومنهم من قال أنه لا يجيء لكنه أوصى بالأمة إلى أخيه جعفر ، ومنهم من قال أنه أوصى إلى أخيه محمد ، ومنهم من قال أن أبا محمد مات من غير ولدٍ ظاهر ولكنه عن حمل بعض جواريه ، وغير ذلك من الاختلافات بعد موت الحسن العسكري (3

وبعد موت موسى بن جعفر من الناورسية والفطحية والسمطية والطفّيّة واليرمقية والأقمصية والتميمية (4 ) وغير ذلك كثير وانظر إن شئت كتاب فرق الشيعة للنوبختي فهو عاصر زمان الغيبة الصغرى ، وانظر إلى استدلالاته تجده لا يعتمد في إثبات إمامة الإمام إلا على أنه يكون من أكبر أولاد الإمام الذي قبله ، وأنه لا يمكن أن يموت الإمام ولا ولد له ، وأن الإمامة لا يجوز انتقالها إلى نسلٍ آخر ، إذن فللإمام ولدٌ وهو معصومٌ وغيبته لكذا وكذا وانظر إلى استدلال البحراني تجده يتطوّر في الاستدلال أكثر بواسطة بعض الأحاديث مع القواعد وهكذا تفرّخت الأدلة والأحاديث

وهذا الاختلاف الكائن بين الإمامية ليس سببه حبّ المال والجاه فقط كما قال صاحب كتاب الإمامة والتبصرة من الحيرة بل ولاختلافهم في القواعد والأدلة وصحتها من جملة الأسباب أيضاً بدليل أن الإمامية نصوا على توثيق بعض الرواة من الواقفية مثل علي بن محمد بن علي بن عمر بن رباح بن قيس بن سالم أبو القاسم ؛ قال فيه النجاشي : ثقة في الحديث واقفاً في المذهب صحيح الرواية ثبت معتمداً على ما يرويه (5 ) ، وعبد الكريم بن عمرو بن صالح الخثعمي ؛ قال النجاشي : روى عن أبي عبد الله وأبي الحسن عليهما السلام ثم وقف على أبي الحسن عليه السلام كان ثقةً ثقةً عيناً ( 6) ، وعلي بن الحسن بن محمد الطائي كان فقيهاً ثقةً في الحديث وكان من وجوه الواقفة (7

ومنهم من رجع عن مذهبه كعبد الرحمن بن الحجاج البجلي ( 8) ، فلو كان سبب توقفهم حب الجاه والمال لما عدلوهم

ومما يدل على أن اختلافهم كان لأجل الغموض الذي يكتنف مذهبهم ويدل على عدم وجود نصوصٍ على الأئمة جملةً أو بأسمائهم ما حدث لمشايخ الشيعة وفقهائها ولعبد الله بن بكير وعمار بن موسى الساباطي على حد زعمهم في قولهم بإمامة عبد الله بن جعفر ثم رجوعهم عن القول بإمامته إلى القول بإمامة الرضا عليه السلام وغير ذلك( 9) ، قال النوبختي : وقد شاهد بعضهم من أبي الحسن الرضا عليه السلام أموراً فقطع عليه بالإمامة ( 10) ، قال مؤلف منتهى الآمال في تاريخ النبي والآل : تحيّر بعض الشيعة في الجواد وذلك لصغر سنه حتى توجه علماء الشيعة وأفاضلهم وأشرافهم وأماثلهم إلى الحج فبعد أن أنهوا مناسك حجهم دخلوا على أبي جعفر فأقروا بإمامته من كثرة ما رأوه من وفور علمه وما شهدوه من معجزاته وكراماته على حد زعمهم وزال عنهم أيُّ أثر من شك أو شبهة راودت خواطرهم ( 11) ، وذكر الشيخ الطوسي عن شاهويه عن عبد الله الجلابي أنه قال : كنت رويت عن أبي الحسن العسكري ( الأول ) عليه السلام في أبي جعفر ابنه روايات تدل عليه فلما مضى أبو جعفر قلقت لذلك وبقيت متحيراً فلا أدري ما يكون إلى … إلخ ( 12) ، وعن أحمد بن إسحاق أنه قال : دخلت يوماً على أبي محمدٍ عليه السلام فقال لي يا أحمد ما كان الناس فيه من الشك والارتياب ؟ (يريد ولده القائم بعده ) ، قلت لما ورد الكتاب بمولد سيدنا عليه السلام لم يبق منا رجلٌ ولا امرأةٌ ولا غلامٌ بلغ الفهم إلا قال بالحق ، فقال عليه السلام أما علمتم أن الأرض لا تخلو من حجةٍ لله تعالى ؟ ( 13

قلتُ هذه الروايات وغيرها تدل على على عمق الشك والحيرة التي كانوا فيها ، وتدل على أن سبب الحيرة والشك هو غموض الإمامة عندهم ، وتدل على عدم وجود نصوصٍ تنص على الأئمة وإلا لقال : أما علمتم أن الأرض لا تخلو من حجة ، أما علمتم بتواتر الحديث الذي ينص على إمامته ، وكذلك أنظر إلى تحير الشيعة في الجواد حتى ادعوا أنها لم تطمئن قلوبهم إلا بالمعجزات التي كانت في ذلك الوقت الدليل الفريد على الإمام ، فالشك والارتياب لم يزل عنهم إلا بعد أن شاهدوا بزعمهم معجزاته وكراماته ولم يزل الشك عنهم بما يدعون من الأحاديث الأحاديث المتواترة التي تنص على الإمام واسمه مع أن هذا التحير كائن من علماء الشيعة وأفاضلهم وأشرافهم وأماثلهم !! وهو مما يدل على أن القول بوجوب ظهور المعجز وبالتعيين من الإمام الذي قبله لم يكن استظهاراً ودليلاً ثانوياً ، وانظر إلى مشايخ الشيعة وفقهائها وعبد الله بن بكير وعمار بن موسى في قولهم بإمامة عبد الله بن جعفر ورجوعهم عنه إلى القول بإمامة الرضا عليه السلام ( 14) ، فرجوعهم عنه إلى القول بإمامة الرضا عليه السلام لم يكن لأجل النصوص بل لأنهم على حد زعمهم شاهدوا بعض معجزاته فقطع بإمامة الرضا مع أن سبب حيرتهم وقولهم بإمامة عبد الله هو الروايات التي تنص بأن الإمامة في الأكبر من ولد الإمام

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