Le cannibalisme hiérarchisé !

Surprenants avis juridiques hiérarchisant le cannibalisme «islamique» en cas de contrainte selon la croyance des gens  

« الإقناع في حل ألفاظ أبي شجاع » للإمام الأعظم شمس الدين محمد بن أحمد الشربيني الخطيب الشافعي, وهو شرح على متن « غاية الاختصار » في الفقه على مذهب الإمام الشافعي, في « فصل الأطعمة », بالصفحات من 255 إلى 257 تجد تفصيل وافٍ لما يحل للمسلمين أكله من لحوم البشر.

Ci-après, voici un extrait du livre Al Iqnâ’ fî Ḥal al Alfâz Abî Shujâ’ de l’Imâm Shams ad Dîn Muḥammad Ibn Aḥmad as Shirbînî al Khaṭîb as Shâfi’î, qui est un commentaire du Matn Ghâyat al Ikhtiṣâr dans le Fiqh Shâfi’ite, qui détaille au chapitre des « nourritures » (p. 255 à 257) ce qui est permis aux musulmans de manger comme chair humaine dans des cas de nécessité.

والكتاب هو الكتاب العمدة المعتمد لتدريس الفقه الشافعي لطلبة السنة الثالثة الثانوية في مدارس الأزهر الشريف.

Ce livre est la référence et sur laquelle on s’appuie pour enseigner le Fiqh Shâfi’ite aux étudiants de la troisième année de secondaire dans les écoles de la noble institution d’Al Azhar. Voici l’extrait :

« للمضطر أكل آدمي ميت إذا لم يجد ميتة غيره كما قيده الشيخان في الشرح والروضة. لأن حرمة الحي أعظم من حرمة الميت. واستثنى من ذلك ما إذا كان الميت نبيا فإنه لا يجوز الأكل منه جزما.

« Pour celui qui se trouve en cas de réel nécessité (Al Muḍṭar), il pourra manger un cadavre humain s’il ne trouve pas une bête morte à la place. Ceci est conforme à ce qui fut stipulé par les deux Shaykh dans « Ash Sharḥ » et « Ar Rawḍah ». En effet, la sacralité d’un être vivant est plus grande que celle d’un mort. On excepte de cela le cas où le mort est un Prophète, et il ne sera donc pas permis d’en manger et ce, de manière catégorique.

فإن قيل كيف يصح هذا الاستثناء والأنبياء أحياء في قبورهم يصلون كما صحت به الأحاديث, أجيب بأنه يتصور ذلك من مضطر وجد ميتة نبي قبل دفنه.

Si l’on rétorque : comment cette exception pourrait être valide, alors que les Prophètes sont vivants dans leur tombe et qu’ils prient, comme cela est mentionné de manière authentique dans les Ḥadîths, je répondrai que le Muḍṭar pourrait songer à cela en trouvant un cadavre de Prophète avant qu’il ne soit enterré.

وأما إذا كان الميت مسلما والمضطر كافرًا فإنه لا يجوز الأكل منه لشرف الإسلام. وحيث جوزنا أكل ميتة الآدمي لا يجوز طبخها, ولا شيها, لما في ذلك من هتك حرمته. ويتخير في غيره بين أكله نيئا وغيره.

Si le mort est un musulman et que le Muḍṭar (nécessiteux) est un Kâfir (mécréant), il ne lui sera pas permis d’en manger à cause de la dignité que confère l’islam (au musulman). De plus, bien que nous ayons permis de manger le cadavre humain, il sera tout de même interdit de le cuire ou de le rôtir, à cause de la transgression que cela entraînerait quant à la sacralité du mort. Mais (le nécessiteux) choisira entre le manger cru ou autre.

وله قتل مرتد وأكله، وقتل حربي، ولو صغيرًا، أو امرأة وأكلهما، لأنهما غير معصومين، وإنما حرم قتل الصبي الحربي، والمرأة الحربية، في غير الضرورة، لا لحرمتهما، بل لحق الغانمين.

(Le Muḍṭar) pourra tuer un apostat, un combattant de guerre, que ce soit un impubère ou une femme, et les manger, car ils ne seront pas protégés. Il sera Ḥarâm de manger l’enfant qui combat et la femme combattante sans extrême nécessité, non à cause de leur sacralité respective, mais plutôt parce que c’est un droit pour ceux qui disposeront du butin (de guerre). »

وله قتل الزاني المحصن, والمحارب, وتارك الصلاة, ومن له عليه قصاص, وإن لم يأذن الإمام في القتل, لأن قتلهم مستحق. وإنما اعتبروا إذنه في غير حال الضرورة

(Le Muḍṭar) pourra tuer le fornicateur marié, le guerrier (soldat), celui qui délaisse la prière, celui qui doit subir la loi du Talion et ce, même si l’Imâm (le chef, gouverneur) ne permet pas de tuer, car les tuer est mérité. Toutefois, on prendra en compte sa permission dans un cas de non nécessité. »

QUESTIONS :

  • Se demande-t-on encore d’où vient le fanatisme et le mépris de celui qui ne croit pas comme nous si ce n’est d’une partie du patrimoine que l’on ne veut pas dépoussiérer ?
  • Ne sommes-nous pas interloqués par le dédain profond envers le non-croyant, même combattant, qui n’est pas tué et mangé compte tenu de sa sacralité, mais parce qu’il fait partie du butin de guerre ?
  • Le croyant aurait-il le droit d’assassiner un non croyant ou un apostat pour le manger et ainsi survivre, alors que ces derniers devraient mourir pour respecter la sacralité du croyant ?
  • Ne sommes-nous pas choqués par le fait que la personne ayant commis une faute pourrait être tuée et mangée parce qu’elle le « MÉRITE » ?
  • Où est la sacralité du croyant lorsqu’il se prend pour Dieu et décide de qui devrait mourir, qui plus est sans même un véritable jugement ?

Il n’est même pas question ici de discuter la situation extrême dans laquelle pourrait se trouver un Homme au point de manger de la charogne animale ou d’en venir à pratiquer l’anthropophagie (bien que cela puisse être discuté), mais il s’agit de percevoir à quel point l’islam des Hommes méprise ceux qui sont différents d’eux… Manger du cadavre (animal) en cas de besoin absolu pourrait éventuellement être compris, mais comment comprendre que tel ou tel personne puisse être assassinée pour être mangé en raison de sa différence spirituelle ?!

Allah le très Haut dit :

مِنْ أَجْلِ ذَٰلِكَ كَتَبْنَا عَلَىٰ بَنِي إِسْرَائِيلَ أَنَّهُ مَنْ قَتَلَ نَفْسًا بِغَيْرِ نَفْسٍ أَوْ فَسَادٍ فِي الْأَرْضِ فَكَأَنَّمَا قَتَلَ النَّاسَ جَمِيعًا وَمَنْ أَحْيَاهَا فَكَأَنَّمَا أَحْيَا النَّاسَ جَمِيعًا ۚ وَلَقَدْ جَاءَتْهُمْ رُسُلُنَا بِالْبَيِّنَاتِ ثُمَّ إِنَّ كَثِيرًا مِنْهُمْ بَعْدَ ذَٰلِكَ فِي الْأَرْضِ لَمُسْرِفُونَ

« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. »

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اجْتَنِبُوا كَثِيرًا مِنَ الظَّنِّ إِنَّ بَعْضَ الظَّنِّ إِثْمٌ ۖ وَلَا تَجَسَّسُوا وَلَا يَغْتَبْ بَعْضُكُمْ بَعْضًا ۚ أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَنْ يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا فَكَرِهْتُمُوهُ ۚ وَاتَّقُوا اللَّهَ ۚ إِنَّ اللَّهَ تَوَّابٌ رَحِيمٌ

« Ô vous qui avez cru ! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non!) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux ».

Qu’Allah nous permette de comprendre.

Equipe Al Amânah

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